Aucun article du traité fondateur de l’Otan, signé en 1949, ne prévoit la suspension ou l’exclusion d’un membre de l’Alliance atlantique, au centre de nombreuses critiques de Donald Trump depuis son retour à la Maison Blanche il y a plus d’un an.
Présent à Nicosie, à Chypre, pour un sommet des dirigeants de l’Union européenne, Pedro Sánchez a été interrogé sur les informations selon lesquelles Washington envisagerait de suspendre la participation de l’Espagne à des postes de responsabilité au sein de l’Alliance: « L’Espagne est un partenaire fiable au sein de l’Otan et nous remplissons nos obligations », s’est-il défendu en anglais.
« Nous ne travaillons pas sur la base d’e-mails (qui mentionneraient selon Reuters ces réflexions à Washington, ndlr), nous travaillons sur la base de documents officiels et de prises de position que le gouvernement des Etats-Unis formule », a-t-il aussi affirmé par ailleurs en espagnol.
« La position du gouvernement espagnol est claire: une coopération absolue avec nos alliés, mais toujours dans le cadre de la légalité internationale », a-t-il poursuivi.
Donald Trump n’a pas réagi dans l’immédiat. Mais dans un courriel adressé à l’AFP, la porte-parole du Pentagone, Kingsley Wilson, a relevé que « comme l’a dit le président Trump, en dépit de tout ce que les Etats-Unis ont fait pour nos alliés de l’Otan, ils ne nous ont pas soutenus » lors de l’offensive contre l’Iran.
Depuis fin février, Pedro Sánchez s’est opposé à la guerre menée par les Etats-Unis et Israël contre l’Iran, devenant le fer de lance des voix s’élevant en Occident contre les hostilités au Moyen-Orient.