Après le fédéral, l’agence Moody’s dégrade la note de la Wallonie
Le gouvernement vise certes une plus grande consolidation budgétaire pour 2026, « mais des risques de mise en œuvre subsistent, car des réformes-clés, notamment en matière de pensions et d’emploi, sont encore en cours de déploiement », note l’agence, qui voit la Belgique stabiliser son déficit à environ 4,5% du PIB en 2029, à la fin de la législature.
La dette, elle, devrait s’élever à 109% du PIB en 2029, contre 103% en 2025. Les charges d’intérêt devraient passer de 2,4% du PIB en 2025 à 2,8% du PIB en 2029.
L’agence prévoit un léger ralentissement de la croissance économique belge en 2026, suivi d’une stabilisation. Elle prévoit une croissance du PIB réel de 0,9% en 2026 puis d’environ 1,2% sur la période 2027-2029, contre 1% en 2025.
Selon l’agence, la Belgique est relativement vulnérable au choc des prix de l’énergie en raison de sa dépendance aux combustibles fossiles, mais son économie axée sur les services atténue quelque peu les risques.
« C’était prévisible », commente le Premier ministre Bart De Wever. « L’explication est toujours la même: les agences de notation reconnaissent les efforts du nouveau gouvernement, mais estiment à juste titre qu’ils restent insuffisants pour rattraper le retard accumulé. Par conséquent, l’attention politique doit désormais se porter exclusivement sur le rétablissement de la confiance des marchés internationaux dans notre pays. C’est la priorité absolue. »