Le gouvernement valide l’ouverture possible des magasins 7 jours sur 7 jusqu’à 21h

Quand il n’y a plus de jour commun de pause, chacun vit à son rythme et, surtout, au rythme que lui impose son travail. Les familles se croisent au lieu de se retrouver. Les amis doivent négocier des agendas fragmentés. Les repas partagés deviennent des exceptions. Le lien social se délite un peu plus. Ce que l’on gagne en flexibilité individuelle, on le perd en cohésion collective. Une liberté avec sa part d’ombre en quelque sorte.

Dans un marché concurrentiel, la liberté de rester fermé devient vite un luxe que peu peuvent se permettre. Si une grande enseigne ouvre le dimanche, les autres suivent. Si certains allongent leurs horaires, tous doivent s’adapter. Ce que le gouvernement présente comme un choix peut se muer en obligation implicite. Les grandes enseignes aujourd’hui, les petits commerces demain ? Ces derniers souffrent déjà fortement des achats effectués en ligne. L’état lamentable de nombreux centres-villes en témoigne ! Cette mesure pourrait à son tour les fragiliser.

Les magasins pourront ouvrir jusqu’à 21h tous les jours

Il faut saluer celles et ceux qui travaillent le dimanche, que ce soit dans les hôpitaux, les casernes, dans les restaurants, dans les hôtels, dans les parcs d’attractions et centres sportifs, ou encore dans les rédactions. Mais derrière se cache une question essentielle : tout doit-il devenir disponible, tout le temps ?

À force de céder à cette logique, ce ne sont pas seulement les horaires qui changent. C’est notre rapport au temps et aux autres.

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