Remco en bolide sur le circuit de F1Le parcours du chrono.Le parcours du chrono.Le parcours du chrono. ©D. R.

« Mardi, je suis allé reconnaître le parcours du contre-la-montre à vélo équipé d’une caméra GoPro afin d’en capter des images en situation que nous monterons ensuite afin de les envoyer aux coureurs. Le tracé va offrir de superbes plans en télévision avec des jolis points de vue sur la skyline de la ville depuis les bords du fleuve Saint-Laurent. Sportivement, le circuit de 39,9 est très plat (220m de dénivelé) avec de longues lignes droites qui favoriseront l’aérodynamique de Remco. Il va adorer ça. Les coureurs emprunteront deux ponts, mais l’élément singulier tiendra dans le passage sur le circuit de Formule 1 Gilles Villeneuve où il faudra accomplir un peu plus d’un tour. À vélo, les virages se négocient à bonne vitesse mais il faudra tout de même être bon pilote pour négocier au mieux des courbes dont la nature est très différente de ce que l’on rencontre sur une chaussée plus classique et destinée à la circulation automobile. Il y a des épingles, des enchaînements parfois techniques. Les deux derniers kilomètres de ce parcours sont montants et il sera essentiel de ne pas s’y écraser. La nature des adversaires potentiels de notre triple champion du monde sera très différente de ceux qu’il a devancés sur le parcours musclé du Rwanda. Au Québec, ce sera des gros rouleurs comme Ganna dont il faudra se méfier. »

Une potentielle dream team pour la course en ligne

« Si le circuit local de Montréal est connu de par le Grand Prix qui s’y tient chaque année, je tenais à repérer la partie en ligne de 112 kilomètres qui précédera les douze tours à avaler dans la métropole. Il faudra y être attentif car de nombreux passages sont ouverts au vent. Et d’après ce que les Québecois m’ont expliqué, cela peut parfois souffler assez fort en septembre. Pour le reste, je suis également heureux d’avoir revu les côtes de Camillien-Houde et de la Polytechnique. Le parcours est évidemment musclé avec 3803 mètres de dénivelé positif répartis en 273,7 kilomètres, mais je suis convaincu que les coureurs de classiques peuvent aussi y briller. Si la comparaison avec le GP de Montréal est naturelle, il ne faut pas la pousser trop loin car il y aura cinq tours en moins à effectuer sur ce Mondial et cela change la donne. Dans la même condition que l’année dernière à cette période, quand il avait enchaîné les succès à Plouay et ailleurs, je suis par exemple certain qu’Arnaud De Lie, qui est candidat à une sélection, peut aller très loin dans la finale. Tim Wellens (NdlR : vainqueur du GP de Montréal en 2015), Maxim Van Gils, Thibau Nys, Tiesj Benoot ou Ilan Van Wilder peuvent également y trouver un terrain propice à leurs qualités aux côtés de nos deux leaders que seront Evenepoel et van Aert. Je suis allé rouler avec Wout quelques jours avant Paris-Roubaix et il m’a clairement fait comprendre que ces championnats du monde constitueraient un gros objectif pour lui. La Vuelta, sur laquelle il s’alignera, constituera une préparation que je trouve idéale afin d’aborder ce rendez-vous arc-en-ciel au sommet de sa condition. »

Un camp de base à la campagne ?

« Si nous logerons en dehors du centre-ville de Montréal en septembre, j’ai pu constater qu’il n’était pas toujours simple de trouver des parcours d’entraînements idéaux dans la région. Pour les coureurs qui ne participeront qu’à la course en ligne et resteront au Canada dans la foulée des deux grands prix québécois qui se disputent deux semaines avant le Mondial, nous allons étudier la possibilité d’installer un camp de base à la campagne, à une centaine de kilomètres du site des épreuves. Remco, lui, sera rapidement occupé par sa préparation du chrono mais nous allons envisager avec lui les différentes options afin que les six jours séparant le GP de Montréal du contre-la-montre arc-en-ciel se passent au mieux.

Comment Remco doit-il s’y prendre pour battre Pogacar (et Seixas), dimanche, à Liège-Bastogne-Liège ? Voici les avis du peloton !