La série de victoires de Marco Bezzecchi va-t-elle prendre fin au GP d’Espagne ? Le retour en Europe était particulièrement attendu pour avoir une idée plus claire de la hiérarchie cette saison, après un début de championnat sur des circuits atypiques, parfois avec un pneu arrière différent, et avec une Ducati imparfaite, des soucis électroniques ayant été identifiés.

Ce vendredi à Jerez, Aprilia a donné l’impression de ne pas pouvoir rivaliser avec les Ducati les plus rapides, en particulier celles d’Álex Márquez et Fabio Di Giannantonio. Marco Bezzecchi a pris la quatrième place dans la matinée et la troisième en Essais, à 0″507 du pilote Gresini.

« Je suis plutôt content mais évidemment, il y a beaucoup de choses qui peuvent encore être améliorées », a reconnu le leader du championnat.

« Dans l’ensemble, je ne me sentais pas trop mal ce matin », a détaillé Bezzecchi. « Cet après-midi, avec le tendre à l’arrière, j’ai eu un peu plus de mal à trouver le rythme, mais aussi à faire un tour rapide. Je ne suis pas totalement satisfait de mes sensations sur la moto quand j’ai le tendre à l’arrière. C’est ce qu’il faut améliorer. »

Marco Bezzecchi n’a pas fait de tour directement au contact d’une Ducati et il ignore donc si la Desmosedici est en progrès par rapport aux trois premières épreuves, mais le classement suffit à lui montrer l’avantage de l’autre moto italienne du plateau, qui a gagné toutes les courses principales à Jerez depuis 2021.

« Si je suis totalement honnête, je ne les ai jamais vus en piste donc je n’en ai aucune idée. C’est sûr qu’en voyant les chronos, on dirait qu’ils sont les favoris, c’est assez clair. Un écart d’une demi-seconde, c’est une grosse marge. Mais en tout cas, on essaie de se se concentrer sur nous et de travailler dans le garage pour progresser demain. On verra. »

Marco Bezzecchi, Aprilia Racing

Marco Bezzecchi sent son Aprilia moins effiace que la Ducati à Jerez.

Photo de: Gold and Goose Photography / LAT Images / via Getty Images

« Pour le moment, je ne suis pas complètement satisfait, évidemment », a-t-il reconnu. « Mais on a cet après-midi et la soirée pour travailler. Je reviendrai vers vous demain ! »

Bezzecchi reconnaît en tout cas que le tracé de Jerez n’est pas le plus favorable à la RS-GP, même si la situation est meilleure que la saison dernière, quand il était encore dans une phase d’adaptation à la machine italienne.

« Par rapport à l’an dernier, sur cette piste en particulier, je me sens évidemment un peu mieux. L’usine a énormément travaillé. On a essayé beaucoup de choses entre Jerez 2025 et maintenant et on a évidemment un peu progressé. Mais c’est une piste qui nous fait un peu souffrir. Il faudra travailler dur dans le box ce soir pour en trouver plus. »

Martín en Q2 malgré une journée brouillonne

Jorge Martín sera aussi en Q2 après avoir pris la neuvième place des Essais, au terme d’une journée animée, entre chutes et soucis sur ses motos. Comme Bezzecchi, l’Espagnol a des difficultés avec le pneu tendre mais elles ne sont pas spécifiques à ce circuit, et il sent même des progrès dans ce domaine.

« Je n’ai pas beaucoup roulé aujourd’hui », a souligné Martín. « La matinée était acceptable avec le medium. On se concentre beaucoup sur le tendre parce que c’est ce qui m’a posé des difficultés par le passé. Disons que l’on progresse avec le tendre. C’est le principal objectif. »

« J’ai pu entrer en Q2 avec un seul time attack, parce que j’ai eu de soucis et que je n’ai pas pu faire deux [relais de] time attacks, donc je suis content. Disons que c’est acceptable d’être en Q2. Il faut qu’on reste concentrés, unis, et qu’on tente de faire de nouveaux progrès demain. »

Jorge Martin, Aprilia Racing Team

Jorge Martín sera en Q2 malgré des chutes et des problèmes techniques.

Photo de: Gold and Goose Photography / LAT Images / via Getty Images

Les mécaniciens de Martín ont été très occupés entre sa chute de la matinée, alors que la séance était terminée, une nouvelle chute en Essais et quelques pépins techniques sur l’Aprilia.

« On a eu quelques soucis mais heureusement, j’ai une excellente équipe. Ils ont pu réparer la moto de la matinée. On pouvait croire que ce n’était rien mais c’était un peu plus. Puis j’ai eu quelques problèmes avec la moto et je suis tombé avec l’autre, donc c’était un peu chaotique. Tout allait bien dans le dernier relais, j’ai pu faire deux bons tours. C’était indispensable pour entrer en Q2. »

Martín a pu apparaître déconcentré ce vendredi puisqu’il a failli faire tomber sa moto à la fin de son premier relais dans l’après-midi, et que ses deux chutes de la journée sont survenues alors qu’il n’était pas dans un tour rapide. Il a reconnu avoir été piégé par un pneu trop froid.

« Je pense que c’est un manque de température. À Jerez, normalement on ralentit et on peut repartir. Ce sont peut-être des erreurs de ma part mais il n’y a pas de raison de s’inquiéter. Ce sont des chutes normales à cause d’un pneu avant qui refroidir. Il faudra que j’y fasse plus attention si on a cette météo demain. »

Quatre mois après ses dernières opérations, Martín est également rassuré par sa condition physique : « Je me sens bien. Il me manque encore un peu de force dans ma main. On a beaucoup de choses à faire, on n’a pas de temps [pour se reposer pendant un tour], c’est comme un [circuit de] karting. Je suis un peu fatigué mais ça va après la chute. Je suis prêt. »

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