Après avoir parlé pendant de longues minutes de son académie et de ce qu’elle représente à ses yeux, Justine Henin est revenue à la petite balle jaune en évoquant, notamment, celui sur qui toute la France place ses espoirs pour un jour succéder à Yannick Noah au palmarès de Roland-Garros, le jeune Moïse Kouame (17 ans), passé par Limelette…
« Il était exceptionnel ? Il a toujours affiché une grande envie, c’est un bosseur, on a compris tout de suite qui on avait en face de nous. Il captait beaucoup de choses qu’on pouvait lui partager : ce désir d’apprendre, ce désir de progresser. On retrouve chez lui une forme d’urgence aussi, ce qui est positif mais qui peut aussi représenter un obstacle car dans une formation, dans un développement, il faut du temps, pour retravailler les choses, pour les intégrer, pour passer des étapes. Moïse possède une grande ambition et il est prêt à se donner des moyens pour y parvenir. »
guillement
Moïse Kouame est passé chez nous, un grand travailleur.
Dans un tennis masculin où la Belgique se porte bien avec trois joueurs dans le top 80 : « Il faut rappeler quelque chose d’important. La Belgique a connu une anomalie avec Kim Clijsters et moi. Depuis, les fans sont devenus très exigeants. La carrière de David Goffin, c’est quelque chose de remarquable. Il a été top 10 mondial dans un sport où la concurrence est grande. Je pense qu’il faut qu’on arrive à se concentrer sur ce qui est positif. Il y a dans notre tennis des sources d’inspiration pour les jeunes. »
Et on sent dans le discours de Justine un petit faible pour Alexander Blockx : « Je l’ai découvert il y a quelques années aux Petits As à Tarbes. Avec son coach de toujours, Philippe Cassiers, j’ai aimé leur état d’esprit. De la simplicité dans l’environnement et une idée du travail sur le long terme. Je trouve qu’il y a vraiment quelque chose d’intéressant chez lui. Ne lui mettons pas de limite. Au niveau des personnalités et du potentiel tennis, on est aussi bien servi avec Raphaël Collignon et Zizou Bergs. Chez les hommes, il y a deux monstres, Alcaraz et Sinner, quelques certitudes derrière, et puis beaucoup d’ouvertures. On le voit avec le top 10 : ça y rentre, ça en sort. Il y a une dynamique extrêmement positive et plaisante dans le tennis belge. »
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