Depuis plusieurs années, les chauffeurs de bus sont mieux protégés. Face à des passagers parfois violents, les véhicules sont désormais équipés d’une vitre de protection empêchant tout contact direct. Dans certains cas, ce dispositif est automatique… et peut se révéler dangereux.
Comme le rapporte RTL, un incident s’est produit mercredi 15 avril à Gentinnes (Belgique). Quentin Robbeets se trouvait à bord du bus lorsque le chauffeur a voulu venir en aide à un passager qui n’arrivait pas à scanner son ticket.
« Il fallait casser la vitre »
En ouvrant la vitre qui le protège, il a accidentellement appuyé avec son genou sur le bouton d’urgence permettant de la refermer. Le dispositif s’est alors actionné et la vitre s’est coincée au niveau de sa gorge. Le chauffeur « commençait à ne plus savoir parler, à devenir bleu, à suffoquer », raconte le témoin.
« J’ai écouté la petite voix dans ma tête et je me suis dit qu’il fallait casser la vitre », poursuit Quentin Robbeets.
Grâce à son intervention, le chauffeur a pu être dégagé et est aujourd’hui hors de danger. Il a toutefois été placé en arrêt maladie en raison d’un choc post-traumatique. Quentin, lui, a dû être opéré le lendemain afin de retirer les morceaux de verre restés coincés dans sa main.
Une enquête en interne
Le jeune homme regrette néanmoins avoir dû engager lui-même les démarches auprès de son assurance pour être indemnisé : « La demande d’indemnisation est arrivée ce matin ou hier, tout est en ordre pour le moment de ce côté-là. Il faut voir avec notre compagnie d’assurances évidemment, mais effectivement, le dossier est chez nous », indique Sandrine Trousson, porte-parole du réseau TEC Brabant wallon.
La compagnie a également ouvert une enquête interne afin de trouver une solution plus sécurisée à ce problème technique.