DIRECT – Guerre au Moyen-Orient: Trump dit avoir annulé le déplacement de ses émissaires au Pakistan, sans que ce soit une reprise de la guerre

Les autorités avancent une explication administrative : arrivée en juin 2025 avec un visa touristique de 90 jours, elle se trouvait encore sur le territoire « sept mois plus tard ». Depuis, elle est rentrée en France le 18 avril. Elle a engagé un avocat pour tenter d’obtenir une résidence permanente et met en avant un document délivré par le ministère de la Défense en tant qu’épouse d’un ancien combattant, consulté par le New York Times.

Des migrants considérés « comme des chiens »

Pendant son arrestation, elle est passée par plusieurs centres. D’abord Birmingham : « quinze » détenues par cellule, selon elle. Puis Basile, en Louisiane, à 700 kilomètres. Là, elle parle d’une « forteresse ». Des « cris terribles » à toute heure et une « odeur d’excréments », décrit-elle dans Ouest-France. Elle assure également ne pas avoir été soignée pour une « crise aiguë de sciatique ».

Mais au-delà de ses conditions de détention, c’est le traitement global des migrants considérés « comme des chiens » qu’elle dénonce. « Les arrestations arbitraires, les chaînes au pied, les appels en pleine nuit, la tenue, orange pour nous les migrants, verte pour les homosexuelles, rouge pour les criminelles, tout ça me rappelle le temps du nazisme »

L’administration Trump a préparé une liste des pays « indisciplinés » de l’OTAN et veut sanctionner les « mauvais élèves »

Une comparaison lourde et assumée mais également une remise en question personnelle car jusque-là, Marie-Thérèse Ross-Mahé soutenait Donald Trump et sa politique migratoire. « Je ne pensais pas que de tels endroits existaient », confie-t-elle au New York Times.

« Je vais parler pour que les gens sachent »

Aujourd’hui, elle veut témoigner pour les autres : « Je veux être la porte-parole de mes codétenues. Je leur ai dit : « Je vais parler de vous pour que les gens sachent ce que vous vivez ». Mon but, c’est de fermer ses établissements. »

Le New York Times précise ne pas avoir pu vérifier de manière indépendante chaque détail de son récit, tout en soulignant qu’il rejoint d’autres témoignages similaires.

Peloton d’exécution, électrocution et l’inhalation de gaz mortel: l’administration Trump veut faciliter les exécutions fédérales

Interrogé par le journal, le département de la Sécurité intérieure défend de son côté les centres de l’ICE, assurant qu’ils respectent des normes strictes et font l’objet de contrôles réguliers.

Ces structures restent pourtant sous pression. Elles sont régulièrement critiquées, notamment après la mort de deux Américains tués en janvier par des agents fédéraux à Minneapolis.