C’est une table ronde très forte à laquelle les téléspectateurs de M6 ont assisté ce samedi 25 avril. Dans l’épisode 5 de la sixième saison des Traîtres, plusieurs personnes ont fondu en larmes, à commencer par Cindy Poumeyrol, fatiguée d’affronter Fatou Guinea depuis le début du jeu animé par Éric Antoine. Par la suite, c’est la comédienne de Validé elle-même qui a craqué. La raison : l’élimination d’Armelle.

Avec cinq voix contre elle, la comédienne bien connue pour son rôle de Maéva Capucin dans Caméra Café a fait les frais de la confusion des loyaux. Dans une interview accordée à Télé-Loisirs, elle se confie sur ses doutes avant le tournage de l’émission, les sentiments qui l’ont traversée au fil des jours, et sa sortie à la table ronde.

Armelle raconte le tournage des Traîtres : « J’étais totalement à côté de la plaque »

Télé-Loisirs : Qu’avez-vous découvert en voyant l’émission ?
Armelle : Je me suis rendu compte que je ne m’étais rendu compte de rien ! C’est fascinant. Les interactions entre les gens, les traîtres nommés évidemment, le traître maudit, c’est fou. J’ai la sensation d’avoir été quelqu’un qui était sur une passerelle au-dessus du vide, sans rambarde de chaque côté et qui avançait en sifflotant.

Vous étiez au-delà des stratégies ?
Oui, beaucoup de choses m’échappaient, il y avait tellement d’infos, de choses à comprendre. J’y suis allée étape par étape, et ce n’est pas si mal, ça m’a protégée.

Que redoutiez-vous avant le tournage ?
J’avais très peur de l’épuisement. Je ne suis pas très bonne avec la gestion de l’énergie. Je suis assez contente parce que je l’ai plutôt bien géré. L’endroit est très beau, il y a une magie, donc on est porté. Je l’ai vécu beaucoup mieux que ce que j’anticipais. J’ai réussi à me reposer comme je le voulais.

En tant qu’actrice, avez-vous eu l’impression de jouer un rôle quand même ?
On a un rôle de loyal mais on n’a pas ni texte ni script. C’est un peu de la comédie, c’est filmé, il faut un côté divertissant. Ça m’a aidée aussi à le vivre avec bonne humeur. Je me rends compte qu’à part une fois où j’ai compris un truc, j’étais totalement à côté de la plaque ! [Elle rit.] Mais c’est ça qui est drôle.

On vous connaît pour le rôle de Maéva Capucin dans Caméra Café. Comptiez-vous jouer sur ce côté déluré ?
J’espérais que mon côté un peu évaporé, à côté de la plaque, me préserverait. Mais c’était à double tranchant puisqu’il m’a été reproché, au moment de m’accuser, d’être au-delà de tout et que peut-être j’étais traître. Je trouve ça affreux d’être suspectée quand on n’a rien à se reprocher.

Heureusement, j’ai vite intégré que ça n’était qu’un jeu, et quand ça m’est tombé dessus, ça a été. Mais il m’a été reproché plusieurs fois d’être ce personnage évaporé dans le cadre du jeu. « On ne sait pas trop ce qu’elle pense. Finalement, elle ferait peut-être une très bonne traître avec son air de ne pas y piquer ». J’ai dû esquiver quelques coups. Jusqu’au moment où je n’ai pas pu esquiver.

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Vous êtes éliminée en table ronde…
J’en suis très heureuse parce qu’au moins, on peut dire quelque chose. Je suis sortie ni trop tôt ni trop tard. J’ai bien profité du jeu, je me suis beaucoup amusée, et il me semble que j’ai réussi à être à peu près fidèle à moi-même. Je n’ai pas eu la sensation de devoir faire des trucs trop moches

J’étais très heureuse de faire ce jeu. J’y allais avec beaucoup de doutes et je ne pensais pas être captivée et amusée à ce point. Je ne m’y attendais vraiment pas. Et je trouve que j’ai eu la chance de tomber dans un groupe extrêmement agréable.

Avez-vous pu dire ce que vous aviez sur le cœur ?
J’étais très heureuse parce que j’ai fait une sortie qui me ressemblait. Je voulais que ça se fasse en douceur, que ce soit un peu drôle, c’est ma marque de fabrique, et que ce soit digne. Et il me semble que j’ai réussi à cocher toutes les cases.

Ça se fait sans rancœur ?
Non, aucune. C’est ce que j’ai aimé dans ce groupe car la situation du jeu peut créer des rancœurs. Il me semble que dans les saisons précédentes, il y a eu des choses un peu tendues. Chez nous, pas du tout. Le jeu était fait à fond, avec des tensions, mais hors jeu, il y avait une bonne humeur et une bienveillance qui sont demeurées intactes. C’est le plus beau cadeau.

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Parmi les traîtres, de qui ne vous étiez-vous pas méfiée ?
Je ne me suis pas du tout méfiée de Fatou parce qu’elle a été très chaleureuse avec moi. On s’est très bien entendues. Quand j’ai été éliminée, j’ai été bouleversée. Elle a fondu en larmes ! Rien que pour ça, je me suis dit que j’avais eu raison de faire l’émission car émotionnellement, j’ai vécu une chose qui m’a beaucoup touchée.

On ne se connaissait pas du tout et la voir pleurer était très fort, d’autant plus qu’elle était traître. Dès que je suis rentrée, je lui ai écrit un petit mot pour lui dire à quel point ça m’avait touchée.

C’est étonnant, non ?
Oui, même si elle était traître, elle n’avait apparemment pas envie que je parte. Moi qui voulais sortir sans trop de pathos, ça m’a mis un petit coup dans le ventre. C’est une personne qui dégage beaucoup de force et de stature. Et de la voir s’effondrer en larmes comme ça… Là où c’est drôle, c’est que je ne pensais pas une seconde qu’elle était traître. [Elle rit.]

A-t-il été facile de revenir à la réalité après le tournage ?
Je me suis refait le film non-stop. J’étais très surprise de connaître ça. J’étais flottante, hantée par ce que j’avais vécu. Avec la sensation que c’était un privilège de vivre ça et la nostalgie que c’était terminé, que ça ne reviendrait jamais. Mais bon, je me dis que j’ai fait au mieux et ma foi, ce n’était pas si mal.