Les meilleures ennemies. Si Cindy Poumeyrol et Fatou Guinea ne se connaissaient pas avant l’émission d’Éric Antoine, leur cohabitation dans la sixième saison des Traîtres sur M6 a rapidement tourné à l’affrontement. L’ancienne finaliste de Koh-Lanta sur TF1, réputée pour son sens aigu de la stratégie, a trouvé en la comédienne de Validé sur Canal+ une adversaire de taille, transformant chacun de leurs duels en séquences fortes.

L’épisode de ce samedi 25 avril marque un tournant majeur avec un débat marqué par de vives tensions lors de la table ronde entre Cindy et Fatou. Un face-à-face électrique qui a démarré plusieurs semaines plus tôt et qui aura rythmé leur aventure au sein du château de Bournel (Franche-Comté). Dans un entretien accordé à Télé-Loisirs, Cindy Poumeyrol raconte les coulisses de ce conflit.

Pas vu à la télé dans Les Traîtres 6, Cindy Poumeyrol raconte sa confrontation avec Adriana Karembeu : « Elle est devenue agressive »

Télé-Loisirs : La saison 6 des Traîtres est diffusée depuis un peu plus d’un mois sur M6. Qu’avez-vous découvert sur votre aventure ?
Cindy Poumeyrol : J’ai été surprise d’apprendre que j’aurais pu être bannie dès la première nuit. On avait fait le voyage aller en train avec Fatou, que je ne connaissais pas, et on avait bien matché toutes les deux.

On s’était même dit qu’on essaierait de ne pas se tuer avant la fin du tournage, que l’on soit traîtres ou loyales. Finalement, dès le début, elle voulait me foutre en l’air… Même si je suis joueuse, je mets parfois un peu trop d’affect.

Quels détails vous ont alarmée sur Fatou Guinea ?
On ne faisait pas équipe pour enquêter. Fatou ne venait jamais me voir. Je pense qu’elle me fuyait. Je l’ai donc très vite grillée. Ses discours étaient aussi contradictoires. Elle m’avait dit qu’elle rêvait d’être traître mais a confié que si c’était le cas, elle l’aurait dit à Richard Orlinski qu’elle connaissait à peine. Ça n’avait pas de sens.

On vous a vu fondre en larmes à plusieurs reprises. Pensiez-vous que ce jeu vous atteindrait autant ?
Oui car je suis une grande émotive et je n’ai pas peur de me montrer vulnérable. C’est ce qui me plaît dans ce jeu. Ce qu’on ressent est tellement fort, même si on a conscience que c’est de la télévision. J’avais l’impression de redevenir une enfant qui jouait sa vie.

Entre Issa Doumbia, Adriana Karembeu et Fatou Guinea, qui est le meilleur traître selon vous?
Je dirais Issa. Au début, j’étais aussi fière d’Adriana qui jouait bien la neuneu. Ça prouve que c’est une femme qui a suffisamment confiance en elle pour jouer avec l’image qu’elle renvoie. C’est une force. J’ai juste un peu plus de mal à assumer le fait que l’on puisse penser que je suis débile.

J’ai toujours voulu être légitime. C’est pour ça que j’ai fait des études et que je ne me laisse pas marcher dessus. Le seul bémol, c’est qu’Adriana n’a pas pris assez de risques. Ça n’a pas été montré à la télé, mais je l’ai confrontée une fois et elle a perdu pied et est devenue agressive. Si les gens l’avaient plus attaquée frontalement, ils auraient percé à jour son jeu.

« Ça m’a rendu folle » : cette réaction de Fatou Guina (Les Traîtres 6) que Cindy Poumeyrol n’a pas appréciée après le tournage

Pensez-vous que Fatou est allée trop loin par moments ?
Bien sûr ! Elle a manqué de respect. J’ai d’abord trouvé l’élimination de Sophie Davant vraiment dure. J’ai du mal à blesser les gens et pour moi, la façon de parler de Fatou était parfois limite. Après le tournage, lors des after tournés avec Juju Fitcats, elle n’assumait toujours pas ce qu’elle avait dit et fait.

Elle reste dans un jeu de composition. J’aurais aimé qu’elle me dise simplement « bravo » d’avoir percé sa stratégie. Ça m’a rendu folle car je suis bonne joueuse et fair-play. Je dois tout de même souligner qu’elle a bien résisté car je ne l’ai pas lâchée. Je sais que ça devait être éprouvant pour elle moralement. J’étais son petit poison. [Elle rit.]

Son élimination a dû être une libération pour vous…
Oui ! Ma mission dans ce jeu était de la faire partir et je l’ai validée. La suite n’était que du bonus.

À quoi ressemble votre relation avec Fatou aujourd’hui ?
J’ai du respect pour elle et il n’y a pas de soucis entre nous. Je l’aime beaucoup. C’est juste que Fatou a un peu plus de mal à prendre du recul. Pourtant, je n’ai jamais été méchante avec elle, même si je comprends que j’ai pu l’agacer.

À chaque fois que je l’ai confrontée, dès que le tournage s’interrompait, je la prenais dans mes bras. On aurait été comme cul et chemise si on avait été dans la même équipe.

Vous avez très vite réussi à démasquer tous les traîtres. Qu’est-ce que cela vous fait d’être l’une des meilleures loyales de cette édition ?
J’en suis fière. Je me dis que mes nuits blanches n’ont pas servi à rien. [Elle rit.] Dans la vie, j’ai le sentiment d’être très intuitive et de cerner les gens facilement. J’essaye aussi de ne pas être un mouton en me faisant toujours ma propre opinion.

Ce jeu reflète vraiment notre société en ce qui concerne les comportements de chacun et surtout comment une masse de personnes peut arrêter de réfléchir dans certaines situations. Je suis contente de ne pas rentrer dans un moule.