Le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi boucle dimanche en Birmanie une tournée en Asie du Sud-Est, dans le but de renforcer les liens avec ces pays face aux «risques» et présenter Pékin comme un partenaire fiable.

La Chine et la Birmanie se sont engagées à renforcer leurs relations commerciales et sécuritaires, en particulier le long de leur frontière, lors de discussions en présence notamment de Min Aung Hlaing, l’ancien chef de la junte récemment devenu président.

Le ministre des Affaires étrangères chinois Wang Yi boucle dimanche en Birmanie une tournée en Asie du Sud-Est qui l’a également conduit au Cambodge et en Thaïlande. Son but est de renforcer les liens avec ces pays face aux «risques» et présenter Pékin comme un partenaire fiable face à l’imprévisibilité du président américain Donald Trump et de ses droits de douane.


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Pékin va «soutenir fermement» la Birmanie dans ses efforts pour protéger sa souveraineté nationale et sa sécurité, a affirmé Wang lors d’une rencontre dans la capitale Naypyidaw Min Aung Hlaing. «Comme cette année marque la première année du mandat du nouveau gouvernement de Birmanie, les deux parties devraient saisir cette occasion pour perpétuer et promouvoir leur amitié traditionnelle», a déclaré Wang.

L’armée a repris les rênes de la Birmanie

Min Aung Hlaing a prêté serment en tant que président début avril, poursuivant son règne depuis un poste civil après s’être emparé du pouvoir en tant que chef de la junte, lors d’un coup d’État militaire qui a déclenché la guerre civile en cours. Après cinq années de régime autoritaire, sa junte a organisé des élections législatives en décembre et janvier, présentées comme un retour à la démocratie. Le scrutin n’a cependant pas pu se tenir dans de vastes zones contrôlées par des rebelles et a abouti à une victoire écrasante, sans opposition, des partis pro-militaires, qui l’ont porté à la présidence.

Au cours de l’année écoulée, plusieurs signes indiquent que l’armée a repris les rênes du pays, avec une série de victoires modestes, dues en grande partie aux trêves soutenues par la Chine avec des rebelles issus de minorités ethniques le long de leur frontière commune. Depuis son accession à la présidence, Min Aung Hlaing a appelé les groupes combattant l’armée à participer à des négociations de paix avant une échéance fixée à la fin juillet.

Lors d’une rencontre samedi avec le ministre birman des Affaires étrangères, Tin Maung Swe, Wang Yi a également appelé à des efforts conjoints pour «renforcer la coopération» dans les domaines de l’électricité, du pétrole et du gaz, pour développer les échanges commerciaux et les investissements bilatéraux, et pour «approfondir la collaboration en matière de sécurité» afin de maintenir la stabilité le long de leur frontière, selon un communiqué du ministère chinois des Affaires étrangères.