Mercosur : Le pacte de la discorde
L’accord doit encore être voté par le Parlement européen, qui a demandé fin janvier à la Cour de justice de l’UE de vérifier sa conformité avec les traités européens. Cette procédure devrait prendre plusieurs mois.
L’application provisoire de l’accord commercial intérimaire signifie la suppression ou la réduction drastique de droits de douane sur plusieurs produits à partir du 1er mai. Le marché européen s’ouvrira davantage aux produits alimentaires sud-américains, mais sous conditions de quotas. L’UE se réserve par ailleurs le droit de suspendre temporairement ces tarifs préférentiels pour les importations sud-américaines si celles-ci perturbent le marché intérieur et mettent la pression sur les agriculteurs locaux, un garde-fou toutefois jugé insuffisant par ces derniers.
L’Union européenne active l’accord Mercosur de manière provisoireDes tests de dépistage de drogues obligatoires pour les détenus
Les détenus des prisons et des maisons de détention pourront être soumis à des tests de dépistage de drogues obligatoires à partir du 1er mai. La contrainte physique est exclue mais un refus sera assimilé à un résultat positif.
La ministre de la Justice Annelies Verlinden indique que la consommation et le trafic de drogues sont des problèmes persistants dans les prisons. Ils nuisent à la cohabitation des détenus, mettent en danger la sécurité des agents pénitentiaires et sont à l’origine d’agressions, souligne-t-elle. L’intensification de la lutte contre la drogue en détention doit donc améliorer la sécurité, la santé et les chances de réinsertion des détenus.
Une base juridique est désormais prévue pour la réalisation de tests de dépistage de drogues. Ces tests peuvent être effectués de manière ciblée sur la base d’indices individuels, ou de manière aléatoire afin de « créer un effet dissuasif ». Ils sont réalisés à partir d’échantillons de salive ou d’urine.
En cas de test positif, le détenu est orienté vers les services médicaux et psychosociaux pour recevoir les soins urgents nécessaires et suivre un programme de traitement. Il fera l’objet d’un nouveau test plus tard. Une sanction peut également être infligée dans certains cas, pour une fraude ou un refus par exemple.
La ministre souhaite étendre la portée de la mesure aux maisons de transition, où les détenus purgent la dernière phase de leur peine.
Des appareils de haute technologie pouvant détecter dans les prisons plus de 150 types de droguesLes tarifs préférentiels dans les musées fédéraux harmonisés
Les tarifs préférentiels dans les musées fédéraux seront harmonisés à partir du 1er mai. La mesure, prise par la ministre Vanessa Matz dans un arrêté ministériel, doit contribuer à davantage de clarté.
Actuellement, les conditions d’accès aux musées fédéraux varient d’un établissement à l’autre, tant en ce qui concerne les réductions que les gratuités. Certaines personnes, notamment celles en situation de handicap, doivent payer un tarif réduit dans un musée et le prix plein dans un autre. Cela crée « de la confusion pour les visiteurs et des inégalités entre les publics », selon la ministre.
Il a donc été décidé d’instaurer des règles communes à l’ensemble des établissements fédéraux qui accueillent du public, d’une part pour la gratuité et d’autre part pour les tarifs réduits.
Le musée de Tervuren au coeur d’un bras de fer sur des archives minières
Concrètement, à partir du 1er mai, l’accès sera gratuit, sur présentation d’un justificatif, pour certaines catégories de visiteurs, notamment les enfants de moins de 3 ans, les personnes en situation de handicap et leur accompagnateur, les enseignants ou les journalistes. Un tarif préférentiel sera accordé aux jeunes de moins de 25 ans (réduction de 60%) et aux personnes âgées de plus de 65 ans (réduction de 25%), ainsi qu’aux demandeurs d’emploi et aux bénéficiaires du statut BIM (-60%). En plus de ces réductions, l’accès aux musées fédéraux sera gratuit pour tous les premiers mercredis du mois à partir de 13h00 (sauf le Planétarium).
Cette nouvelle politique tarifaire sera appliquée de manière uniforme dans tous les établissements.
En complément, les établissements fédéraux auront plus de latitude en matière tarifaire et ceux qui accueillent des visiteurs pourront fixer eux-mêmes leurs tarifs de base. Avant cette adaptation, toute modification tarifaire devait faire l’objet d’un arrêté ministériel.