À l’en croire, l’histoire d’amour avec son avant-centre s’écrit désormais au passé depuis que Lukaku l’aurait ghosté (nous sommes en 2026) lorsqu’il est passé à Naples ces derniers jours. S’il ne faut pas s’en faire pour Conte qui s’en remettra, peut-être en reprenant la sélection italienne comme il le souhaite, la saga autour du meilleur buteur de l’histoire des Diables a fait naître un fantasme : celui d’un attaquant qui ne penserait qu’à lui. Pas à son employeur. Mais la réalité est tout autre. Elle fait apparaître une autre forme de question : comment expliquer qu’un joueur d’un si grand club préfère ne pas avoir recours au staff médical de son club en allant se faire soigner ailleurs ?

Le débat n’est vraiment pas nouveau : un ancien Diable lancé dans une course contre la montre pour disputer un grand tournoi nous avait un jour expliqué que la prise en charge des blessures dans certains grands clubs était assez problématique, pour ne pas dire pire. Il a pris une autre ampleur ces derniers temps avec l’histoire du (mauvais) genou de Mbappé ou les soins suivis par Bellingham à Londres plutôt qu’à Madrid.

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Au-delà de la remise en question des staffs médicaux, accuser Lukaku d’être égoïste revient donc à se tromper de combat. S’il se soigne loin de Naples, c’est parce que le Diable estime que c’est là qu’il a le plus de chance de se retaper. Le calendrier aidant, les Diables sont les premiers sur la liste susceptibles d’en profiter. Mais Naples en tirera aussi des bénéfices en cas de Coupe du monde réussie par exemple. Ce qui ferait le bonheur des tifosi. Et celui de Roméo.