Les maîtres affirment que tout allait bien quand le toutou était petit et que maintenant, il est refusé partout. « Les toiletteurs ont peur et préfèrent arrêter de s’occuper de l’animal », poursuit Davina Breugelmans. « Bien souvent, ils rejettent la faute sur le propriétaire en disant que c’est la première fois qu’ils ne parviennent pas à terminer un chien. Mais ce n’est pas un problème d’éducation. »
Le toutourisme en plein développement : les chiens admis de plus en plus partout
Le changement de comportement s’expliquerait en réalité par des peurs non identifiées qui se sont transformées en traumatisme pour l’animal. « Quand ça ne va pas, le chien émet énormément de signaux que les toiletteurs ne reconnaissent pas toujours. Ils s’obstinent et forcent au risque d’être blessés », indique la toiletteuse qui est certifiée en toilettage comportemental (TCAP).
Elle plaide pour que les connaissances de bases sur les chiens soient plus approfondies dans la formation des toiletteurs. « J’ai vu énormément de choses qui n’allaient pas dans l’approche classique du toilettage durant ma formation », souligne Davina Breugelmans.
Désormais, elle propose aussi un toilettage comportemental pour tous ces chiens « difficiles ». « Il s’agit de rituels pour mettre le chien dans une stabilité émotionnelle afin qu’il n’ait plus de réactions craintives. L’objectif est de modifier le comportement de l’animal face à sa peur qu’il vit comme un traumatisme », présente l’experte. « J’ai des personnes démunies qui sont en pleurs pour que je les accepte parce que leur chien est refusé partout. »
Si le chien tremble, qu’il se blottit contre son maître ou dans le coin de la pièce, il faut en tenir compte. Ces signaux d’alerte traduisent un malaise qui peut impacter son bien-être s’il n’est pas pris en charge rapidement : stress, irritabilité, trouble du sommeil, dérèglement hormonal et problèmes de peau.