Adopter un enfant ? Cela reste plutôt compliqué pour les couples d’hommes

Si l’on avait beaucoup parlé des enfants éthiopiens dont les dossiers étaient entachés d’irrégularités, le quotidien Het Nieuwsblad a révélé en février dernier le dossier mensonger d’une petite fille adoptée au Portugal.

Il y a donc désormais un accord pour l’extinction progressive de ce système. « La sécurité et le bien-être de l’enfant doivent toujours prévaloir. Or, même avec les meilleures intentions et des procédures de screening approfondies, on ne peut pas le garantir dans le cadre des adoptions internationales », constate la ministre Gennez.

Un nouveau décret adoption sera adopté, offrant un cadre légal aux adoptions, sans la possibilité de les faire à l’international. Cette nouvelle législation doit entrer en vigueur en 2027, le moratoire actuel se poursuivant jusque-là. Seuls les candidats qui ont déjà été jugés aptes à l’adoption et auxquels un enfant étranger a déjà été attribué auront la possibilité de boucler la procédure.

La commissaire flamande aux droits de l’enfant Caroline Vrijens a salué lundi la décision. « Le système est, de manière inhérente, vulnérable à la fraude », explique-t-elle. S’il y a bien des récits positifs d’adoptions internationales, des histoires négatives continuent d’apparaitre, exposant des expériences traumatisantes et problématiques. « Et si l’on ne peut pas garantir que la procédure soit dans l’intérêt de l’enfant, il vaut mieux arrêter le système. C’est la seule bonne décision ».