L’absentéisme recule, selon Securex, mais le phénomène ne touche que les absences de moins d’un an. Le nombre de malades de longue durée reste, selon Securex lui-même, “catastrophique”, sans impact significatif des mesures actuelles. Ramener 100.000 invalides au travail — soit un malade sur cinq — demeure un défi immense.

“Beaucoup sont réellement éloignés du marché de l’emploi et nécessitent des parcours de formation ou de réintégration longs et structurés”, reconnaît Renaud Francart. “Il s’agit d’éviter l’illusion que ces personnes pourraient facilement reprendre le travail. ”

Pourquoi la politique de responsabilisation des employeurs est-elle assortie de nombreuses exemptions ?

La politique de responsabilisation des employeurs, active depuis le 1er janvier 2026, est assortie d’exemptions considérables. Depuis cette date, les employeurs doivent prendre en charge 30 % de l’indemnité du malade lors des deuxième et troisième mois d’absence.

Mais cette obligation ne s’applique ni aux PME ni aux travailleurs de plus de 55 ans — soit précisément la moitié des malades longue durée. Il est encore trop tôt pour mesurer l’effet de ces mesures, les entreprises étant pour l’instant concentrées sur la mise en conformité de leurs procédures internes.

« Plus de la moitié des malades de longue durée apte à travailler »: c’est ce qu’affirme ce rapport belge et resté secret, qui va faire débat…

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