Selon le commissaire Daniel Sommelette, les automobilistes en infraction auraient mal interprété les injonctions des policiers, ceux-ci ne les invitant pas à stationner le long de la route mais bien à se diriger vers l’entrée principale du parking. Il précisait, par ailleurs, que préalablement à l’exécution de ces dépannages, les services de police ont tenté d’avertir les propriétaires de ces véhicules par le biais de plusieurs appels passés au micro au sein du salon, sans résultat pour ces personnes.
Dysfonctionnement
Nous avons recueilli le témoignage d’un conducteur qui ne décolère pas. Il parle clairement de dysfonctionnement. « Il y avait déjà une trentaine de véhicules quand je me suis garé le long de la route de Waillet, précise-t-il. Aurions-nous tous un problème de vue ou d’ouïe ? Il y a forcément au moins un agent qui a fauté. Évidemment, l’omerta prime par solidarité sur l’évidente vérité que la police essaie d’étouffer par facilité. En ce qui concerne les panneaux d’interdiction, il me semble que l’injonction d’un agent l’emporte sur ceux-ci. Quant aux appels au micro, le son était absolument inaudible. Si personnellement, j’avais entendu ce message, je me serais évidemment inquiété. »
Tarifs : du simple au double
Selon Coralie, aux gros manquements en termes de communication et de coordination lors du salon le 16 avril, s’ajoute la différence de tarif pratiqué par les sociétés de dépannage : du simple au double ! « Pour récupérer ma voiture, à Baillonville, dans la commune de Somme-Leuze, j’ai déboursé 363 € , rappelle-t-elle. D’autres visiteurs, dont le véhicule a été embarqué dans un autre garage, ont payé 181,50 €. Ce qui m’amène à la conclusion suivante : aucun règlement n’encadre l’enlèvement et l’entreposage des véhicules. Pourtant, c’est une obligation légale. Les garages ne peuvent pas appliquer les tarifs qu’ils souhaitent et cela doit légalement être encadré par des tarifs communaux et même si le véhicule a été enlevé sur ordre de la police. »
Les communes ne sont pas dans l’illégalité
Contactée par nos soins, la bourgmestre de Somme-Leuze, Valérie Lecomte, précise qu’il n’y a pas d’obligation, pour une commune, de prendre un règlement communal spécifique, avec des tarifs qui y sont liés, pour encadrer l’enlèvement et l’entreposage des véhicules saisis ou déplacés par mesure de police, étant donné que des dispositions sont déjà prises en la matière dans le règlement général de police. Selon nos informations, c’est le cas également dans la zone de police Famenne Ardenne.
Reste que Coralie, ainsi que d’autres automobilistes qui s’estiment lésés, sont déterminés à faire valoir leurs droits et à obtenir réparation pour le préjudice causé. Un recours va être introduit auprès du fonctionnaire sanctionnateur provincial.