La politique de responsabilisation des employeurs, active depuis le 1er janvier 2026, est assortie d’exemptions considérables. Depuis cette date, les employeurs doivent prendre en charge 30 % de l’indemnité du malade lors des deuxième et troisième mois d’absence.
Mais cette obligation ne s’applique ni aux PME ni aux travailleurs de plus de 55 ans — soit précisément la moitié des malades longue durée. Il est encore trop tôt pour mesurer l’effet de ces mesures, les entreprises étant pour l’instant concentrées sur la mise en conformité de leurs procédures internes.
Malades de longue durée : Pour les remettre au travail, les médecins, les mutuelles et les entreprises devront s’activer… Avec sanctions à la cléEn Belgique, le salaire garanti est-il généreux en comparaison de nos voisins ?
La FGTB pointe d’autres incohérences. La prime de retour, selon elle, devrait revenir au travailleur lui-même plutôt qu’à son employeur. Les services de prévention, de plus en plus sollicités pour établir le “potentiel restant” des travailleurs, manquent de moyens pour leur mission première : prévenir les maladies. “Énormément de travailleurs sont malades de leurs conditions de travail : flexibilité, travail de nuit, heures supplémentaires croissantes — et cela demande de la prévention”, dénonce le syndicat, qui réclame l’allongement du salaire garanti à deux mois à la charge de l’employeur.
C’est ce que pratiquent les Pays-Bas, avec de bons résultats. La Belgique est aujourd’hui le pays d’Europe où le salaire garanti est le plus court. Pire : en cas de rechute, la période de garantie, autrefois déclenchée après quatorze jours, est désormais repoussée à huit semaines — un recul significatif pour les travailleurs les plus fragiles.
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