S’il avait marqué la saison 10 de « Top Chef » par son humour, Merouan Bounekraf est aujourd’hui la cible de vives critiques à cause de propos tenus à l’encontre de l’un de ses employés.
Tout a commencé lorsque le chef, qui est à la tête d’une boulangerie-pâtisserie à Paris, et d’un restaurant, a posté en story sur les réseaux sociaux le SMS de l’un de ses employés, le prévenant d’être absent en raison d’un « trouble anxieux généralisé ».
« Ce pays… cette génération… Ailleurs, y’a des gosses qui vivent sous les bombes, ici ça postule pour un job puis ça déclenche des troubles anxieux avant même de commencer », s’était alors agacé le chef avec un émoji rieur.
Il avait ensuite publié une offre d’emploi mentionnant, avec humour: « Qualité requise : homo sapiens capable de respirer seul sans interruption ».
Ses messages avaient été vivement critiqués, de nombreux internautes dénonçant un comportement déplacé voire violent, .
Mais la polémique a enflé sur les réseaux sociaux, notamment lorsque la séquence a été relayée par le compte « Balance ton agency », connu pour dénoncer des discriminations au travail.
En colère, Merouan Bounekraf avait alors qualifié la fondatrice du compte de « Sac à merde », ajoutant « quand j’ai deux minutes, je m’occupe de toi et ta tronche de biscotte fanée », ou encore « en plus d’être moche, t’es conne », et aussi « ce n’est pas l’intelligence qui t’étouffe, ni la beauté ».
Face à la polémique, Merouan Bounekraf a décidé de réagir. Sur Instagram, il explique « gérer seul sa communication » sur les réseaux sociaux avec un « franc-parler souvent clivant ».
Il a également reconnu que « sa dernière prise de position a pu heurter ou blesser certaines personnes » , et de regretter « un apparent manque de considération pour la prévention en santé mentale ».
« Si ma réaction à chaud a été dictée par un contexte de manque de personnel résultant d’absences récurrentes dans le secteur de la restauration, celle-ci n’en est pas pour autant légitime », a-t-il écrit. Avant de « présenter mes sincères excuses à la personne visée en particulier par ce post, ainsi qu’à toutes celles et ceux qui ont été affectés par ma prise de position ».
Merouan Bounekraf, qui estime toutefois que les accusations sont infondées, prévient qu’une réponse judiciaire sera faite dans les prochains jours.