Après un début de saison délicat pour le clan Ducati, le retour en Europe était vu comme une occasion de jauger le réel rapport de force, notamment face à des Aprilia en progrès. Jerez n’a pas apporté toutes les réponses : la Ducati GP26 a certes décroché son premier succès en course principale, grâce à Álex Márquez, mais Marco Bezzecchi a encore été solide. Surtout, les pilotes de l’équipe officielle ont une nouvelle fois affiché certaines limites.
Malgré la sensation d’avoir progressé, Pecco Bagnaia a tout le temps été en retrait et Marc Márquez n’a jamais donné l’impression qu’il était aussi à l’aise qu’il pouvait l’être l’an dernier sur piste sèche. Samedi, la pluie lui a permis de briller, avec la pole et un improbable succès malgré une chute lors du sprint, mais quelques minutes après être tombé en course principale, il reconnaissait devoir composer avec des sensations imparfaites.
« C’était mieux samedi, sous la pluie, mais vendredi, sur le sec, on était loin des pilotes les plus rapides », a rappelé Márquez, interrogé par le site officiel du championnat. « On doit continuer à travailler pour comprendre ce que l’on peut améliorer. »
Jerez a eu le mérite de rassurer Márquez sur sa condition physique. Il était limité par son épaule droite en début de championnat, après la blessure qui l’a privé de la fin de la saison 2025 et, dimanche, il s’est félicité d’avoir retrouvé un « bon niveau ». Il doit néanmoins encore trouver comment tirer le meilleur de sa Ducati version 2026.
« Quelle qu’en soit la raison, pour le moment je ne me sens pas comme l’an dernier », a-t-il reconnu face à la presse écrite, dont Motorsport.com. « L’an dernier, je roulais facilement, toujours avec une bonne position sur la moto, et je n’arrive pas à le faire cette année. Je tombe trop. Je dois comprendre certaines choses. »
Marc Márquez vit un début de saison difficile avec la Ducati.
Photo de: Ducati Corse
Après neuf course sans podium pour l’équipe Ducati officielle, du jamais-vu depuis une période allant du GP d’Aragón 2012 au GP du Qatar 2014, la pression se fait-elle ressentir en interne ? « Dans l’équipe, je ne sais pas, sur moi non », a assuré Márquez. « Je n’ai rien à prouver à quiconque. »
Je dois mieux piloter.
L’Espagnol cherche donc la clé de ses problèmes, tout en voyant Ducati progresser et même décrocher de très bons résultats, comme l’ont prouvé son frère, Álex Márquez, et Fabio Di Giannantonio en entourant Marco Bezzecchi sur le podium. Marc Márquez reconnaît que c’est à lui de faire mieux.
« Ducati progresse, ils continuent à travailler. On avait l’air d’être plus proches, et mêmes meilleurs, par rapport à Aprilia, parce qu’un pilote Ducati a gagné. C’est le plus important : ils travaillent toujours et donnent tout jusqu’à la fin. »
« Actuellement, je crois que la Ducati est l’une des meilleures motos de la grille, si ce n’est la meilleure », a insisté Márquez. « Je dois mieux piloter. »
Les essais organisés ce lundi à Jerez sont une occasion idéale de remédier aux soucis actuels de Márquez, qui s’est fixé des objectifs précis pour ce roulage : « Essayer de comprendre, si je le peux, si on peut améliorer ces sensations sur l’avant, sans perdre de la vitesse. Ce sera toujours un compromis. Si le chrono vient, cela voudra dire qu’il y aura une bonne solution. »
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