RENCONTRE – La réalisatrice espagnole a remporté trois Goya pour cette histoire d’une femme sourde confrontée à la maternité. Un film émouvant qui souligne les difficultés de communication des malentendants dans notre société.

Eva Libertad n’est ni mère ni sourde. Ça ne l’a pas empêché de réaliser un film dont le personnage principal est précisément une femme atteinte de surdité qui va avoir un enfant. Sorda, auréolé de trois Goya en Espagne, dont celui du premier film, aborde ce thème avec une rare délicatesse et met en exergue les difficultés de communication des malentendants. Un coup de maître pour la réalisatrice espagnole de 47 ans, par ailleurs sociologue, dont les œuvres cinématographiques se comptent sur les doigts d’une main.

L’aventure de ce film commence par un court-métrage du même titre, récompensé dès 2022 dans plusieurs festivals. Le long-métrage, présenté à la 75e Berlinale, en est reparti avec le prix du public à la section Panorama. La version courte et la longue sont inspirées des craintes de sa sœur Miriam Garlo, première actrice sourde sacrée aux Goya, d’affronter la maternité en tant que sourde dans un monde d’entendants.

Un handicap surgi sans prévenir

« Avant que Miriam m’en parle, je n’avais jamais réfléchi à ce que…

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Le Figaro

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