Merci pour tout : au terme d’un duel légendaire, le PSG prend l’ascendant sur le Bayern (5-4)
Deux fresques napoléoniennes en guise de tifos dans les virages ; la marche impériale de Star Wars puis La Marseillaise jouées par une fanfare militaire ; et ces mots écrits sur une banderole gigantesque : « À la conquête de l’Europe » : les Parisiens étaient prêts pour cette bataille d’anthologie entre les deux meilleures attaques de la compétition.
Une première mi-temps record
Le Bayern Munich était prévenu. Mais pas impressionné, ni déstabilisé… dans un premier temps. Motivés par le discours d’Aaron Danks, l’adjoint de Vincent Kompany (suspendu et en tribune), les Bavarois ont rapidement mis le feu dans la défense parisienne. Jusqu’à hériter d’un penalty, qu’Harry Kane a transformé (17e : 0-1). Ce n’était toutefois que le début de cette folle soirée.
Après un gros raté d’Ousmane Dembélé, seul face à Neuer, le magicien Kvicha Kvaratskhelia s’est chargé d’égaliser au bout d’un splendide enchaînement (24e : 1-1). Peu avant que João Neves, du haut de son… mètre 74, marque le deuxième de la tête, sur coup de coin (33e : 2-1).
Mais dans ce genre de match entre les probables deux meilleures équipes d’Europe actuellement, une réaction en appelle une autre. Michael Olise a ainsi profité d’un nouveau trou dans la défense parisienne, régulièrement mal positionnée, pour aller placer une jolie frappe (41e : 2-2). Mais alors que Kompany croyait son équipe relancée avant la mi-temps (on l’a vu sauter de joie), une faute de main de Davies a permis à Dembélé de remettre le PSG devant (45e+5 : 3-2).
PSG – Bayern Munich : ces deux phases qui suscitent la polémique lors de la demi-finale aller de Ligue des champions (VIDÉOS)Une deuxième aussi folle
Cinq buts en première période d’une demi-finale, c’était du jamais vu. Mais que dire de la suite ? Ses joueurs ne le voyaient pas, mais Vincent Kompany était forcément inquiet. Et ce sentiment s’est transformé en détresse et probablement même en colère, à la vue de ce qui s’est produit entre la 56e et la 58e minute. Un nouveau magnifique envoi de l’incroyable Kvara (impliqué dans 16 buts en 15 matchs européens depuis la finale de l’an dernier), puis un subtil poteau rentrant du ballon d’or Dembélé (5-2).
Le Bayern était-il abattu ? Bien sûr que non. La répétition de samedi leur a d’ailleurs bien servi. Menés 3-0 à la pause contre Mayence, ils ont fini par l’emporter 3-4. Cette fois, il n’y a pas eu de victoire, mais les Allemands ont clairement sauvé leurs espoirs en réduisant le score à deux reprises. Via une tête d’Upamecano (65e) puis un solo de Luis Diaz (68e : 5-4).
On a suivi ce PSG – Bayern de folie à cinq mètres de Vincent Kompany
Après ces deux vagues de folie, les acteurs se sont logiquement un peu relâchés. Le Bayern était sans doute satisfait d’avoir évité le pire et d’avoir maintenu ses chances en vue du match retour à Munich. Alors que les Parisiens se réjouissaient de ce but d’avance. Suffisant pour se qualifier à Munich mercredi prochain ? Rien n’est moins sûr. En revanche, on est presque certain qu’on assistera encore à une autre soirée légendaire. Merci, danke.