La réforme des pensions est l’un des chantiers-phares de la coalition Arizona. Elle vise à renforcer le lien entre travail et pensions: les personnes qui travaillent plus longtemps devraient percevoir une pension plus élevée. De plus, selon le ministre des Pensions, Jan Jambon, cette réforme est essentielle pour garantir la viabilité financière du système. Face au vieillissement de la population, « le statu quo n’est plus tenable », a-t-il estimé.
La réforme remanie en profondeur le système. La mesure la plus forte est l’introduction d’un malus pension à l’encontre des personnes qui n’ont pas travaillé au moins 156 jours par an pendant au moins 35 ans. À l’inverse, un bonus pension est prévu pour les personnes qui travailleraient au-delà de l’âge légal. Un autre aspect sensible de la réforme est le relèvement progressif de l’âge de départ à la pension pour les militaires et les conducteurs de train, jusqu’à l’âge général de 67 ans.
Pour les fonctionnaires, le calcul de la pension ne se basera plus sur les dix dernières années de leur carrière. Le calcul sera progressivement étendu sur l’ensemble de la carrière, soit 45 ans.
Une nouvelle forme de pension anticipée est introduite dès 60 ans pour les personnes qui ont effectivement travaillé pendant 42 ans.
Cette réforme connaît un parcours chahuté. Les syndicats ont notamment manifesté à plusieurs reprises ces derniers mois. Le ministre a aussi essuyé de vives critiques sur les conséquences de la réforme pour les femmes, qui travaillent plus souvent à temps partiel que les hommes.
Épargne-pension: un coût record pour l’État belge cette année