Une semaine prochaine plus variable que catastrophique
Faut-il pour autant parler de vacances gâchées ? Pas tout à fait. « La semaine prochaine sera variable. Ce ne sera pas catastrophique, mais il faudra composer avec des périodes pluvieuses. On ne sera plus du tout dans le grand beau temps qu’on a connu, mais il ne va pas pleuvoir du matin au soir », nuance le météorologue.
Les températures, elles, reviendront à des niveaux plus classiques. « On va retrouver des valeurs proches des normales de saison, parfois même un peu en dessous, avec certaines journées qui auront du mal à dépasser 15 ou 16°C, avance-t-il. Malgré tout, des éclaircies resteront possibles. On aura une alternance de soleil et d’averses, un temps typiquement belge pour un début mai. Et, à la côte, le mercure sera même un peu plus bas, avec des journées à 13 degrés. »
Des pluies utiles après un mois d’avril exceptionnellement sec
Il n’y a donc pas de quoi se réjouir, mais les plus optimistes diront que ce retour de la pluie n’a pas que des inconvénients. Avril a en effet été particulièrement sec. « On est sur le troisième mois d’avril le plus sec depuis 130 ans, avec à peine 9 mm de précipitations », souligne Pascal Mormal.
Dans ce contexte, les averses attendues pourraient être bénéfiques. « Le retour de la pluie va permettre d’atténuer la sécheresse de surface et de réduire le risque d’incendies, notamment dans des zones sensibles comme les Hautes Fagnes et la Campine. »
Une amélioration ensuite ?
L’autre bonne nouvelle, c’est que la tendance pourrait évoluer en seconde partie de semaine prochaine. « Les précipitations devraient surtout concerner le week-end et le début de semaine. Ensuite, à partir de mercredi ou jeudi, on pourrait retrouver des conditions plus sèches, même si la fraîcheur persistera », nous dit-il.
En résumé, pas de scénario catastrophe, mais une météo nettement moins estivale. « On revient à quelque chose de plus classique pour la saison, avec un peu de pluie, un peu de soleil et des températures plus modestes », résume l’expert.