Le bourgmestre Benoît Lutgen d’expliquer que le Cercle d’Histoire, à qui la Ville avait remis le drapeau à l’époque, est soutenu par la Commune, mais que cette dernière ne peut exiger une vue sur leur patrimoine : « Toutes les ASBL sont soumises aux mêmes règles, elles doivent rentrer leur compte et leur budget pour obtenir les subsides, mais nous ne pouvons logiquement pas contrôler le patrimoine de chacune, ni exiger d’être consulté. Les ASBL feraient des bonds si c’était le cas. »
Le mayeur poursuit : « Nous avons officiellement écrit à la société qui a organisé la vente aux enchères pour indiquer notre étonnement de voir ce drapeau, qui avait été remis, d’après nos informations, à la Ville qui l’a ensuite cédé au Cercle d’Histoire. Puis, c’est arrivé dans les mains d’une personne qui a décidé de le vendre. Mais il n’y a pas de document officiel, seulement des confirmations orales. Nous avons donc bien essayé de bloquer la vente. Nous ne pouvons que regretter la situation. Je ne ferai pas plus de commentaire sur ce qui a amené à cette situation. »
« Cela n’arriverait plus maintenant »
Le mayeur ajoute tout de même : « Cela n’arriverait plus maintenant puisque nos collections sont gérées par une structure, via le Bastogne War Museum. Tout est répertorié. »
Michel Staes (min.) de préciser que tout cela ne serait pas arrivé en France, grâce au droit de préemption. Un avis partagé par Benoît Lutgen, qui soutient une telle mesure en Belgique aussi. Quant au drapeau, il a été vendu pour 5 500 euros.