Ce mardi 21 avril, Netflix a ajouté une nouvelle série : il s’agit d’Unchosen et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il faut s’accrocher pour en venir à bout. Une semaine après avoir été mise en ligne sur la plateforme, elle reste à la deuxième place des séries les plus vues du moment derrière Recalé, fiction française qui met à l’honneur Alexandra Kominek.

Forte de son succès, il est normal de se demander si une saison 2 d’Unchosen pourrait voir le jour. Fra Fee, l’interprète de Sam, a donné son avis sur une suite éventuelle, alors que le final de la série a laissé une porte ouverte à une deuxième salve.

Unchosen est inspirée de personnes ayant réellement vécu dans des sectes

Pour créer et écrire sa série, Julie Gearey s’est inspirée du vécu d’anciens membres de sectes, bien qu’elle ne raconte pas une histoire vraie à proprement parler. L’auteure a d’ailleurs contacté des personnes ayant quitté ces communautés en les retrouvant via des forums et sur les réseaux sociaux. Pour Tudum, elle a déclaré : « Nous avons constaté que beaucoup d’entre eux étaient traumatisés ».

Pour les mettre en confiance, « il était important de les rassurer autant que possible » en leur affirmant que « personne ne les reconnaîtrait à l’écran ». Julie Gearey a ajouté : « D’autre part, nous nous efforcerions de respecter et de retranscrire fidèlement, dans l’émission, tout ce qu’ils auraient à dire sur leur expérience émotionnelle ».

Asa Butterfield (Adam) a même mené ses propres recherches sur la communauté Bruderhof, une secte chrétienne radicale d’Angleterre, où l’électricité et les smartphones sont interdits. « Je me souviens d’un homme si précis et réfléchi dans tout ce qu’il faisait qu’il ressemblait presque à un robot. Même pour monter les marches, il les prenait une à une, comme s’il avait peur de tomber », a-t-il dit.

Le réalisateur d’Unchosen, séduit par l’authenticité du scénario

C’est justement cette authenticité qui a séduit le réalisateur Jim Loach. « Julie Gearey a grandi dans une région du sud de l’Angleterre où certains élèves rentraient chez eux avec des parents qui appartenaient à des sectes », a-t-il confié à The Independent avant d’ajouter : « J’étais fasciné par le fait qu’elle ait parlé à des personnes qui avaient quitté une secte ».

Pour lui, « le scénario faisait énormément écho à la société contemporaine », alors c’était « le moment idéal pour raconter l’histoire de personnes vivant dans une secte ».

Article écrit avec la collaboration de 6médias.