Et si le cinéma entrait dans une nouvelle ère, pilotée par l’intelligence artificielle… et par la Chine ? Pékin vient d’autoriser la sortie en salles d’un long-métrage largement généré par IA – une première à cette échelle, alors que le reste de l’industrie hésite encore.
Publié le : 29/04/2026 – 17:59
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Avec notre correspondante à Pékin, Clea Broadhurst
C’est un feu vert qui pourrait faire date. Le studio Bona Film Group a obtenu l’autorisation de projeter en salles Sanxingdui: Future Memories, un film d’animation de 90 minutes conçu en partie grâce à des outils d’intelligence artificielle développés par ByteDance.
Jusqu’ici, l’IA restait surtout un outil de coulisses – effets spéciaux, montage, doublage. Mais avec ce projet validé par l’Administration Nationale du film, elle franchit un cap : celui du grand écran et du grand public, sans catégorie réglementaire encore clairement définie.
Une zone grise que les autorités semblent prêtes à accompagner plutôt qu’à freiner.
Cette décision illustre une stratégie plus large : faire de l’IA un moteur industriel, y compris dans la culture et les industries créatives.
À l’inverse, aux États-Unis, syndicats et studios – comme la SAG-AFTRA – avancent avec prudence, freinés par les conflits sur les droits d’auteur et la protection des métiers.
En Chine aussi, les tensions émergent – la plateforme iQIYI a récemment été critiquée pour l’usage d’images d’acteurs sans consentement.
Mais Pékin avance vite. Derrière ce premier long-métrage, c’est une course mondiale qui s’accélère – et peut-être un nouvel équilibre du cinéma qui se dessine durablement.
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