« C’est une violation de toutes les règles de la Fed », a affirmé sur Fox Business le ministre des Finances Scott Bessent. Il a ajouté y voir une « insulte » au successeur désigné de Powell, Kevin Warsh, et à d’autres banquiers centraux nommés par le président Trump. Selon lui, Jerome Powell agit comme si « lui seul pouvait préserver l’intégrité » de l’institution.
La procureure de Washington annonce abandonner les poursuites contre le patron de la Fed
Powell, 73 ans, « ne reste que parce qu’il ne trouve pas de travail ailleurs (…) personne ne veut de lui », a ironisé de son côté le chef de l’État sur sa plateforme Truth Social.
Son séjour prolongé constitue un revers pour le président, qui a cherché à accélérer son départ et souhaite attribuer son siège de gouverneur à quelqu’un d’autre.
Jerome Powell a expliqué qu’il comptait « faire profil bas », ne restant que parce qu’il s’estime toujours menacé par des poursuites judiciaires. Depuis son retour au pouvoir, Donald Trump n’hésite pas à déstabiliser la banque centrale parce qu’elle ne fournit pas les baisses de taux d’intérêt qu’il attend. Reprochant à Powell le dérapage de la facture du chantier de rénovation du siège de la Fed à Washington, il a cautionné l’ouverture d’une enquête judiciaire à son encontre. Celle-ci vient d’être close mais ne semble pas définitivement enterrée.
M. Powell, devenu président en 2018 à l’initiative du républicain Trump et renouvelé sous le démocrate Joe Biden, a félicité Kevin Warsh, un ancien gouverneur de la Fed (2006-11) que Donald Trump a désigné pour lui succéder. Il a dit croire M. Warsh « sur parole » quand celui-ci assure qu’il ne se laissera pas influencer.
Une commission du Sénat a donné dans la matinée son feu vert à cette nomination avec les seules voix de la majorité présidentielle. Un vote en séance plénière sera organisé plus tard, pour lever le dernier verrou à son arrivée aux manettes de l’institution.