EXPOSITION – Soieries, ivoires, bois sculptés ou cuivres niellés : le musée raconte, en 300 trésors, l’histoire de cet ailleurs qui a inspiré les artistes français, de Molière à Delacroix ou Matisse.

Puisque ses espaces dédiés aux arts de l’Islam se trouvent fermés du fait de la création d’un parcours connexe consacré à Byzance et aux chrétientés en Orient (ouverture fin 2028), le Louvre en montre les plus grands trésors à Lens, dans son antenne nordiste. Il y a là, notamment, le fameux baptistère dit de Saint Louis, chef-d’œuvre fabriqué au Caire ou à Damas vers 1335 et arrivé très tôt en France (il a servi de fonts baptismaux au baptême du futur Louis XIII et à celui du fils de Napoléon III). On admire également le lion de Monzon, cuivre de Cordoue datant début du XIe siècle. Et, autre « Joconde », un coffret en ivoire sculpté et argent niellé témoin de l’apogée d’al-Andalus.

Parce qu’ils sont emblématiques de connexions anciennes entre le Proche-Orient islamique et notre monde occidental, ces objets émaillent une exposition fort riche, entre histoire et imagination, qui résume les multiples modes et engouements survenus au cours des siècles pour les royaumes des oasis et des…

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Le Figaro

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