Ils ne seront plus que 100 coureurs à s’élancer, ce jeudi, pour la deuxième étape en ligne du Tour de Romandie. Pourquoi si peu ? Est-ce qu’il y a eu une avalanche de chutes, une pluie d’abandons à cause de maladies ? Non, pas du tout. Il n’y a eu que trois abandons depuis le départ (dont celui d’un des outsiders, Oscar Onley) : l’épreuve suisse n’a attiré que quinze équipes.

Avoir un peloton aussi réduit est rare pour une course par étapes World Tour. Il y avait par exemple une cinquantaine de coureurs en plus cette année sur les autres épreuves World Tour de ce niveau et d’une semaine, comme Paris-Nice, le Tour du Pays basque ou celui de Catalogne, tandis qu’il y en avait 70 en plus à Tirreno-Adriatico. Même sur le Tour Down Under, en Australie, à l’autre bout du globe, le peloton était plus imposant, avec 140 partants.

Ce peloton peu garni en coureurs World Tour s’explique par la décision de quatre formations de ce niveau de ne pas disputer ce Tour de Romandie. Le règlement de l’Union cycliste internationale autorise les équipes du World Tour à faire l’impasse sur une épreuve du calendrier World Tour. Mais elles doivent s’y engager la saison suivante. Durant le printemps des classiques, la formation Visma Lease a Bike de Wout van Aert avait par exemple décidé de zapper le Tour de Bruges.

Sur ce Tour de Romandie, les Lotto-Intermarché ont décidé d’utiliser leur joker, comme les Décathlon-CMA CGM, les Alpecin-Premier Tech et Uno-X dans cette période toujours particulière, entre la fin des classiques et l’approche des grands tours. Mais cela ne fait pas les affaires de la course romande, qui en est à sa 79e édition et est dotée d’un riche palmarès (avec la victoire finale de Tadej Pogacar, qui a fait coup double ce mercredi ?). Elle est inquiète pour son avenir : elle est en recherche de sponsors et se dit en danger…

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