CRITIQUE – Le portrait émouvant d’ouvriers et de gens ordinaires dans la France d’aujourd’hui.

On les appelle « les invisibles » ou « les oubliés ». Certains présidents de la République ont qualifié de « sans-dents » ou de « ceux qui ne sont rien » ces millions de personnes constituant la « France d’en bas », la « France périphérique » – périurbaine ou rurale – qui, au-delà de mouvements comme celui des « gilets jaunes », apparaissent rarement dans les représentations médiatiques ou culturelles. L’avantage du romancier sur le politologue, le sociologue ou le journaliste, aussi doués et intelligents soient ces derniers, est de donner chair et âme à des êtres ne se réduisant pas à des statistiques ou à des tableaux Excel. C’est le cas avec À la santé des Mohicans, le deuxième roman de Louis Cabaret, qui nous donne à partager les destinées d’un groupe de personnages dans un coin de France qui pourrait être la Sarthe, où est né et où a vécu l’auteur.

Voici Tom, Stéphanie, Lucien, alias « Ferraille », « Ramsès », né de parents tunisiens et amoureux…

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Le Figaro

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