Le cancer le plus diagnostiqué continue de grimper et ce sont les jeunes qui prennent le plus de risques : les raisons d’une tendance inquiétanteQuel public cible ?

Cette mesure vise principalement les jeunes, chez qui le vapotage a fortement augmenté ces dernières années, indique le cabinet Vandenbroucke. « Les arômes jouent un rôle majeur, car non seulement ils rendent le produit attrayant pour les jeunes, mais ils masquent également la nocivité du vapotage. Les jeunes absorbent non seulement de la nicotine, mais des tests ont aussi prouvé que les cigarettes électroniques jetables, par exemple, contenaient des substances dangereuses telles que des pesticides ou du plomb. Tout en ayant un goût et un parfum de menthe, de pomme, de pop-corn ou de framboise, par exemple. »

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L’objectif est de faire en sorte que, d’une part, les jeunes ne commencent pas à vapoter et, d’autre part, qu’ils arrêtent de le faire parce que le vapotage devient moins intéressant.

Les Pays-Bas comme modèle

En prenant cette mesure, le Conseil des ministres suit l’avis du Conseil supérieur de la Santé (CSS), ajoute le ministre. La Belgique s’aligne aussi sur les Pays-Bas, où seul l’arôme de tabac est encore autorisé. « Aux Pays-Bas, il est d’ailleurs déjà apparu qu’une telle mesure faisait reculer le vapotage, certainement chez les jeunes. Une évaluation réalisée dans ce pays par l’Institut national pour la santé publique et l’environnement (RIVM) a montré que deux cinquièmes des utilisateurs vapotaient moins. 22 % ont même déclaré avoir totalement arrêté grâce à l’interdiction des arômes », explique le cabinet.

Le ministre entend aussi « poursuivre la lutte » contre la cigarette électronique en Europe.

Ce dossier a donc été débloqué jeudi en même temps que celui de l’extension des flexi-jobs à tous les secteurs. Vooruit avait couplé ce sujet à celui de l’interdiction des arômes pour cigarettes électroniques.

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Le producteur de tabac et de cigarettes British American Tobacco regrette profondément jeudi la décision du gouvernement belge d’interdire les arômes pour cigarettes électroniques à partir de septembre 2028. Cette décision encourage le commerce illicite, juge l’entreprise qui plaide pour une approche réglementaire « plus équilibrée ».

La mesure vise principalement les jeunes, chez qui le vapotage a fortement augmenté ces dernières années. « Les arômes jouent un rôle majeur, car non seulement ils rendent le produit attrayant pour les jeunes, mais ils masquent également la nocivité du vapotage », considère le cabinet Vandenbroucke.

L’entreprise BAT estime de son côté que la mesure est susceptible d’entraîner « des conséquences involontaires ». « Interdire tous les arômes à l’exception de celui de tabac revient à ignorer les réalités actuelles du marché et risque de pousser davantage de fumeurs adultes vers le commerce illégal, qui représenterait déjà plus de la moitié du marché de la cigarette électronique en Belgique », explique Christophe Michelet de BAT Benelux.

Le producteur de tabac constate que la demande n’a pas disparu malgré un durcissement progressif de la réglementation, mais qu’elle s’est déplacée hors du système réglementé.

BAT réaffirme par ailleurs que ses produits sont strictement destinés aux adultes et que les mineurs ne devraient jamais mettre la main sur des produits contenant de la nicotine.