Jusqu’à présent, seul Didier Reynders (ex-MR) était poursuivi à titre personnel dans cette enquête. Avec cette double inculpation, c’est désormais son entourage direct qui est visé par l’instruction à la Cour d’appel. Les trois hommes bénéficient de la présomption d’innocence.

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Deux adresses liées à Olivier Theunissen avaient été perquisitionnées en juin 2025, dont une galerie d’art rue de la Régence à Bruxelles et son domicile à Lasne. Selon Nationale 4, Jean-Claude Fontinoy aurait acquis de manière régulière des œuvres et antiquités auprès de marchands du Sablon.

Une peine jusqu’à cinq ans de prison

L’enquête porte sur des soupçons de blanchiment d’environ un million d’euros, dont on ignore, à ce stade, la provenance. Si les faits sont avérés, Jean-Claude Fontinoy et Olivier Theunissen encourent des peines d’emprisonnement allant jusqu’à cinq ans, et une amende pouvant atteindre 100.000 euros.

Pour rappel, Didier Reynders a été inculpé en octobre 2025 du chef de blanchiment d’argent. En 2023, ING avait alerté la Cellule de traitement des informations financières (CTIF) au sujet de dépôts en liquide effectués par l’ancien ministre jusqu’en 2018, et ce durant une dizaine d’années. Il est également soupçonné d’avoir acheté, pendant des années, des billets de loterie afin de blanchir des fonds dont l’origine reste à déterminer.

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Les sommes investiguées pourraient venir, notamment, de trois sources, selon Philippe Engels, auteur du livre Le clan Reynders : du Kazakhgate, de l’affaire des fonds libyens et de rétrocessions de commissions ayant trait à des opérations immobilières versées via Jean-Claude Fontinoy.

Cette affaire n’est pas sans rappeler celle qui a impliqué Claude Guéant en France. L’ancien bras droit de l’ancien président Nicolas Sarkozy avait vendu deux tableaux surévalués pour 500 000 euros, lui permettant d’acheter un appartement. En septembre 2025, il a été condamné à six ans de prison pour financement illégal de campagne par la Libye de Kadhafi.

Depuis le début des révélations il y a plus d’un an, l’avocat de Didier Reynders s’est toujours refusé à tout commentaire, l’enquête étant toujours en cours. Le principal intéressé se mure lui aussi dans le silence.

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