Pendant toute la première partie de la saison 4 de Bridgerton, les fans ont vu Benedict passer du tout au tout, entre celui qui voulait rester fidèle à sa réputation de « débauché » et ne surtout pas se marier, au jeune homme prêt à tout pour retrouver celle qui a ouvert un chemin dans son cœur. Une belle évolution pour le personnage de Benedict, qui a sans doute surpris de nombreux fans avec sa proposition indécente à Sophie dans le final de cette partie 1 ! Un cliffhanger auquel ont réagi Luke Thompson et Yerin Ha, les interprètes de Benedict et Sophie, auprès de Télé-Loisirs. Comment Benedict et Sophie vont-ils se retrouver dans la partie 2 ? Les fans le découvriront le 26 février, jour de la sortie des quatre derniers épisodes sur Netflix. En attendant, l’acteur Luke Thompson se confie auprès de Télé-Loisirs sur sa vision de l’amour, mais aussi de la célébrité, sur ses prédécesseurs dans Bridgerton ou encore sur son envie de tourner un jour en France, lui qui parle un français parfait, contrairement à Benedict !

« Pour tomber amoureux, on a besoin de développer son côté fantaisiste », selon Luke Thompson

Télé-Loisirs : La saison 4 est certainement celle de Bridgerton qui verse le plus dans le côté conte de fées. Croyez-vous vous-même aux contes de fée en ce qui concerne l’amour ?

Luke Thompson : Bien sûr ! Je vais emprunter quelque chose à Julia Quinn, qui m’a dit en rapport avec cette saison : tomber amoureux, c’est le point de rencontre entre le monde du conte de fées et le monde réel. Je pense que pour tomber amoureux, on a besoin des deux choses : on a besoin de vivre dans le vrai monde tel qu’il est, mais on a aussi besoin de développer son côté plus fantaisiste, c’est un mélange.

Benedict dit à plusieurs reprises qu’il se sent comme un « imposteur ». Est-ce un sentiment qui vous est familier, notamment en tant qu’acteur ?

Oui parce que, quand j’ai commencé Bridgerton, je n’avais pas beaucoup tourné avant. La pose décontractée de Benedict m’était assez utile car cela me permettait de me calmer à l’intérieur. L’une des plus belles aventures pour moi de cette série, c’est que je suis tombé amoureux de la caméra, j’adore ça. Avant, j’étais très attaché au théâtre et je trouvais la manière de travailler à l’écran un peu perverse pour un comédien, le fait de faire tout dans le désordre, c’est tellement technique. Mais à force de le faire, il y a un côté très beau. C’est très beau un tournage.

Bridgerton : Luke Thompson passe au crible ses prédécesseurs, Régé-Jean Page (Simon), Jonathan Bailey (Anthony) et Luke Newton (Colin)

Comment vous êtes-vous préparé à incarner le rôle principal de cette saison 4 et quels conseils avez-vous pu glaner de vos prédécesseurs ?

L’avantage pour moi, c’est que j’ai eu trois saisons pour me préparer et pour faire témoigner les autres acteurs avant moi. Ce qui fait que, quand on m’a dit que Benedict serait enfin le personnage principal, je n’avais pas vraiment d’angoisse, j’avais juste hâte. En ce qui concerne Régé-Jean Page (qui incarnait Simon, ndlr) – et c’est une belle qualité – c’est son sérieux, il prend ça très sérieusement. Pour moi, il y a quelque chose de léger dans le métier d’acteur à la base et dans une série comme Bridgerton, donc le piège, c’est de ne pas le prendre au sérieux. Lui, il prend les choses sérieusement. Johnny (Jonathan Bailey, alias Anthony ndlr), c’est un petit feu d’artifice, il a énormément d’énergie et c’est très contagieux. On se rend compte d’ailleurs qu’en étant dans cette position (en jouant le personnage central, ndlr), on a énormément d’influence sur l’atmosphère d’un tournage. Et puis Luke (Luke Newton, l’interprète de Colin, ndlr), il est très sensible, il est un peu en retrait, parfois il ne parle pas beaucoup, mais je me suis vraiment rendu compte qu’il choisissait les moments pour parler, il est très délicat. Et c’est très important sur un tournage, car il y a une centaine de personnes qui font un boulot différent, il faut vraiment faire attention.

Et vous, comment vous situez-vous par rapport à tout ça ?

Il faudrait demander à l’équipe (il rit). Je ne sais pas trop, en tout cas, c’était utile pour moi de voir tout ça. Je ne leur ai pas demandé des conseils car je savais que, si j’avais besoin ils m’aideraient, c’est une belle famille comme ça. Etre acteur, c’est très personnel, chacun a ses méthodes, donc j’avais besoin de faire mon propre chemin.

« Le cinéma français est l’un des plus incroyables au monde » : Luke Thompson nous confie son rêve de tourner en France

Comment vivez-vous la notoriété qu’apporte une série comme Bridgerton ?

C’est un problème intéressant pour moi, à cause de la raison pour laquelle je veux être comédien. Ce que je veux montrer de moi, c’est à travers les rôles que je joue. Je ne suis pas tellement intéressé par le fait d’être une « vraie personne », à part dans ma vie privée bien sûr, mais sinon, il y a une limite. Négocier cette limite est un peu particulier mais l’expérience que j’ai eue de la célébrité pour l’instant, je pense que c’est plus un choix qu’on ne le pense. Avant, je pensais qu’on ne pouvait rien y faire, qu’on était assujetti à la notoriété, il y a un peu de ça, mais on peut choisir. Les rencontres avec les fans pour moi sont très sympas, ce sont des petites bulles au milieu de ma journée, mais en ce qui concerne le reste, c’est plus un choix, choisir de faire certaines choses ou non, et choisir de vouloir le plus possible protéger ce qui m’attire dans le jeu.

Vous parlez français à la perfection. Avez-vous envie de tourner dans une fiction française ?

J’adorerais ! (il rit) Le français représente une énorme partie de moi. Quand je parle français, je me sens différent, je me caractérise différemment, je ne sais pas comment l’expliquer. Travailler en français, ce serait super intéressant pour moi. En plus, le cinéma français est l’un des plus incroyables au monde. Mais je n’ai pas encore de projet. J’ai joué un personnage dans une série de Netflix, Transatlantique, et j’ai passé quelques jours à Marseille pour ça, mais mon personnage était américain. Un jour peut-être !

Dans la saison 4, il y a plusieurs moments où Benedict parle français. Cela était-il dans le scénario ou est-ce parce que vous parlez vous-même français ?

C’était l’idée de l’auteur. Je pense qu’elle a ajouté ça car elle savait que je parlais français, mais c’était pertinent pour le personnage de Benedict car il ne parle pas très bien. C’est un peu symbolique de Benedict, quelqu’un qui aime découvrir les choses, flirter un peu avec tout, mais qui n’arrive pas vraiment au bout des choses. Il a appris un peu, mais pas très bien. C’est représentatif du personnage.