Le président de l’instance avait déjà affirmé auprès de l’AFP fin mars que l’Iran jouerait aux Etats-Unis, avant de se répéter mi-avril.

Au début du conflit déclenché par les États-Unis et Israël le 28 février, l’Iran avait évoqué un « boycott » de la compétition, avant de demander en vain à la FIFA de déplacer ses matches au Mexique.

Le président des Etats-Unis Donald Trump avait ensuite estimé que les joueurs iraniens pourraient ne pas être en « sécurité » aux États-Unis, même s’ils étaient « bienvenus ». Le secrétaire d’Etat Marco Rubio a récemment répété que la venue des joueurs ne posait pas de problème, au contraire de certains membres de la délégation.

La délégation iranienne a annulé mercredi sa présence au Congrès de la FIFA invoquant un comportement insultant de la police de l’immigration à leur arrivée à l’aéroport de Toronto, selon les médias iraniens.

Le Canada a classé les Gardiens de la révolution iranienne, armée idéologique de la République islamique, comme groupe terroriste. Le président de la fédération iranienne de foot, Mehdi Taj, est un ancien membre de ce puissant corps.

D’après le calendrier officiel, l’Iran doit disputer ses trois matches du groupe G aux Etats-Unis: à Los Angeles contre la Nouvelle-Zélande (15 juin) et la Belgique (21 juin) puis à Seattle contre l’Égypte (26 juin). Son camp de base durant le tournoi est censé être situé à Tucson, en Arizona.