Comme les empereurs romains, Titus et Constantin Ier, ou comme Napoléon Bonaparte des siècles plus tard, Donald Trump veut ériger un arc à sa gloire. Après avoir révélé une première maquette en décembre devant la presse, le président américain a relancé l’idée en janvier en dévoilant trois conceptions différentes de son monument sur le réseau social X. Cet Independence Arch (ou Arc de l’indépendance), déjà surnommé « Arc de Trump », devrait être construit à Washington, de l’autre côté du fleuve Potomac, face au Lincoln Memorial, à l’aube des 250 ans des États-Unis.
Drôlement ressemblant avec celui de l’Arc de Triomphe à Paris, cet arc devrait rejoindre la longue liste de projets architecturaux grandioses, voire extrêmes, qui se sont achevés aux quatre coins du monde.
La course à la hauteur
Il y a d’abord les gratte-ciel, qui viennent défigurer les paysages, mais aussi marquer l’ambition d’un pays. À Dubaï, le Burj Khalifa reste le plus haut gratte-ciel jamais construit, incarnation d’une ville « audacieuse », estime The Telegraph. Toujours à Dubaï, le Ciel Tower Marina est désormais l’hôtel le plus haut du monde. Plus loin, au Chili, l’observatoire de l’Atacama de l’université de Tokyo, perché à 5 600 mètres, détient le record de l’observatoire le plus élevé, tandis qu’à La Mecque, la tour de l’horloge Abraj Al Bait domine la ville sainte avec ses 600 mètres.
Le gigantisme touche aussi les lieux pensés pour accueillir des foules. Le First World Hotel en Malaisie, avec ses 7 351 chambres, est l’incarnation du tourisme moderne de masse. Le Palais du Parlement de Bucarest, voulu par Ceaușescu, est lui un géant de sa catégorie, considéré le plus lourd édifice du monde. Quant à l’aéroport international du roi Fahd en Arabie saoudite, il couvre une surface plus grande que certains pays.
Des places publiques surdimensionnées
Les espaces ouverts rivalisent eux aussi de démesure. À Buenos Aires, l’avenue du 9 juillet, la plus large du monde, est aujourd’hui vue comme « un enfer pour le promeneur », décrit encore The Telegraph. En Chine, la place Xinghai, 270 hectares en tout, est la plus grande place publique au monde, tandis que le plus grand rond-point se trouve à Putrajaya, en Malaise, avec plus de 3,5 kilomètres de circonférence. Du côté des routes, c’est l’Asian Highway 1, reliant la Turquie au Japon, qui décroche le record de la plus longue.
La liste se conclut par des records plus symboliques, parfois presque absurdes. En Inde, la Statue de l’Unité est la plus haute statue du monde et le buste d’Adiyogi Shiva est le plus grand jamais construit. Au Caire, se dresse le plus haut mât de drapeau, surmonté d’un drapeau géant comparable à celui de Bakou, le plus grand au monde. Aux États-Unis, le Humble Baron revendique d’être le bar le plus long et en Écosse, il y a les Kelpies, les plus grandes sculptures en forme de cheval. Enfin, en Syrie, le Bawabet Dimashq détient le record du plus grand restaurant du monde. Des obsessions pas toujours compréhensibles.