Mais pour la Fédération des Associations Sociales et de Santé (FASS), on se trompe de cible. Durcir les critères, c’est ériger de nouveaux murs administratifs que les plus vulnérables ne sauront pas franchir. Pour ces acteurs de terrain, le chiffre de 21 % de bénéficiaires n’est pas une anomalie, c’est le miroir d’une précarité structurelle. En complexifiant l’accès, l’État risque de pousser les gens à renoncer aux soins, créant ainsi une bombe à retardement sanitaire bien plus coûteuse.
Le nombre de Belges sous statut BIM fin 2025. Une armée de bénéficiaires qui a gonflé de 400.000 âmes en cinq ans, signe d’une paupérisation galopante mais aussi d’une meilleure détection des droits.
28.054 €
Le plafond de revenus annuels bruts pour un ménage. Un euro au-delà, et c’est tout un arsenal d’aides (soins, transports, énergie) qui s’évapore, plongeant des familles dans le rouge.
Dans la capitale, plus d’un tiers de la population survit grâce à ce statut, contre un quart des Wallons et 20% au nord du pays.
60.000 €
Le futur « seuil de fortune ». Au-delà de ce capital, fini l’aide sociale. Une mesure qui vise les gérants de société qui se versent des salaires ridicules pour tenter de duper les autorités.
Le prix d’un abonnement annuel à la STIB grâce au statut BIM, au lieu de 520 €. Pour les trajets SNCB, une réduction de 50% est appliquée. D’autres avantages sont liés comme la gratuité des crèches ou des meilleurs remboursements de soins de santé.