Dans le cadre de notre rubrique « Courrier des lectrices et des lecteurs », Étienne Maignen (Ille-et-Vilaine) réagit concernant la commission d’enquête sur la neutralité, le fonctionnement et le financement de l’audiovisuel public :
« Dans un précédent courrier (Ouest-France du 30 avril 2026), un lecteur qualifie la commission d’enquête sur l’audiovisuel public de « petit procès digne du maccarthysme ». Une comparaison irréaliste qui a, je pense, pour source la méconnaissance de ce que fut la commission d’enquête du sénateur qualifiée (par d’autres) de nouvelle « chasse aux sorcières » américaine. Il estime que le rapporteur de la commission parlementaire, Charles Alloncle a « vendu du rêve à l’extrême droite » qui verrait bien les quatre milliards d’euros des budgets de France Télévisions et de Radio France mieux dépensés pour le désendettement du pays ou… la réfection des églises (sic). Et le lecteur de se référer à un sondage d’Ipsos-BVA qui révélait en décembre 2025 que 69 % des interrogés sur l’audiovisuel public en ont une bonne opinion. Il en conclut qu’il ne s’agit donc pas d’un sujet de crispation, au vu de dérapages relevés comme les frais de taxis, d’ailleurs en cours de réduction.
« Ramener le coût de la gestion de 4 à 3 milliards »
C’est passer sous silence ce que, à partir des constats de la Cour des comptes, le rapporteur a pointé en s’employant à dissiper l’opacité de la gestion des fonds publics et les dérives de certains gestionnaires. Quant à l’opinion favorable des sondés sur l’audiovisuel français, il faut souligner qu’elle remonte à cinq mois. Surtout, après les révélations sorties des auditions, il y a de bonnes raisons de penser que le pourcentage d’opinions favorables est en chute. Et d’aucuns verraient bien ramener le coût de la gestion de 4 à 3 milliards d’euros. »
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