Ahmed Laaouej fustige le lieu de fête du MR

Le président de la Fédération bruxelloise du PS, Ahmed Laaouej, s’en est pris à « la parade politique » du MR sur le site minier de Blegny-Trembleur, en région liégeoise, où son père a travaillé durant 20 ans.

« J’ai de Blegny le souvenir de travailleurs courageux, de corps brisés, d’accidents du travail, d’une chose qui semble ne rien évoquer à la droite : le travail, lorsque les conditions sont pénibles, lorsque le salaire n’y est pas, use la santé (…). Entendent-ils à droite la voix des infirmières, aides à domicile, ouvriers et techniciens de la construction, conducteurs et conductrices de tram et de bus, agents de propreté, de ceux qui, au quotidien, sont en première ligne pour lutter contre la pauvreté (…) et pour aider les personnes en détresse psychologique ou mentale, avec une conscience professionnelle qui force l’admiration ? », a-t-il demandé.

Pour le chef de file socialiste, le 1er mai valorise la dignité par le travail et dans le travail, qui apporte à la société de la richesse, « instrument de la justice et de l’égalité par la juste redistribution, à l’opposé du but ultime qu’elle représente pour la droite ».

Immanquable : Conner Rousseau veut s’attaquer à certaines « personnes en Porsche », l’opposition tacle Bart De Wever avec un adjectif inattenduL’Arizona, « une machine à broyer les gens »

À l’entendre, avec le gouvernement Arizona, « une machine à broyer les gens », « tout augmente sauf les salaires : les prix de l’eau, du gaz, des crèches, des repas scolaires, du minerval, sans parler de la réforme ‘brutale’ des pensions, qui traduira aussi une triste réalité : il faudra travailler plus pour gagner moins ».

Avec l’Arizona, ce ne seront finalement pas 500 euros de salaire net en plus comme promis, mais en moins, alors qu’il y a moyen d’augmenter les salaires au regard des près de 163 milliards d’euros de bénéfices réalisés par les entreprises en 2024, a-t-il encore dit.

Réaction de Georges-Louis Bouchez

Georges-Louis Bouchez a contesté les allégations selon lesquelles le MR n’aurait pas sa place à Blegny-Mine pour y célébrer la Fête du travail.

« L’histoire de ce site, certains ont dit que ce n’était pas la nôtre. Une députée socialiste, presque la larme à l’œil, a expliqué que son grand-père était mineur », a-t-il indiqué sous les rires des quelque 2.000 militants. « Eh bien, ça tombe bien, je suis aussi le petit-fils d’un mineur », s’est-il exclamé.

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Au pied de l’ascenseur de l’ancienne mine de Blegny-Trembleur, sous les slogans, « Notre travail gagne du terrain », « l’énergie de la croissance » et «  »moins d’État, plus de pouvoir d’achat », le Montois a appelé à l’optimisme « qui manque tant dans la société ».

Dans un discours centré sur l’énergie, le socio-économique et le pouvoir d’achat, le président du MR a dit comprendre l’impatience des citoyens. « Les fameux 500 euros… le PS a trouvé le slogan », a-t-il ironisé. « Cette promesse sera tenue via la réforme fiscale qui arrive au parlement dans les prochaines semaines », a-t-il assuré.

Georges-Louis Bouchez a aussi annoncé le dépôt de textes dans les Parlements afin de proposer un « big deal » de la croissance, sans en donner les détails.

En matière de baisse des dépenses publiques, il a pris en exemple les Pays-Bas. Selon lui, notre voisin du nord dépense 60 milliards d’euros de moins chaque année si on le rapportait à la taille de la Belgique.

« En 14 mois, on n’a pas encore réussi à tout résoudre », a-t-il concédé. « Mais il en reste 36… Au football, c’est comme si on était à la 30e minute du match. Il en reste 60 et peut-être des arrêts de jeu », a-t-il lancé, souhaitant que la suite ressemble au match PSG-Bayern Munich de mardi dernier avec ce résultat exceptionnel de 9 buts.

« Nous reviendrons et nous reconstruirons », promet le président Paul Magnette

Le PS, de son côté, s’est posé vendredi en « alternative » aux « gouvernements de droite ».

Deux ans après des élections qui ont mené à son éviction des majorités, sauf à Bruxelles, il envisage déjà son retour au pouvoir. « Nous reviendrons plus grands et plus forts, et je vous le dis solennellement, tout ce que la droite a démoli, nous le reconstruirons et nous le reconstruirons en mieux », a lancé le président, Paul Magnette, devant les militants réunis à Charleroi.

Les socialistes ont dressé un sombre bilan des majorités de droite. « On comprime les travailleurs, on opprime les pensionnés et, pendant ce temps-là, ceux qui sont tout en haut, on les épargne. C’est insupportable et, en plus, ça ne marche pas. Vous avez vu les résultats depuis qu’ils sont là: le déficit va doubler, la dette va exploser. Et, pendant ce temps, il n’y a pas de croissance et on ne crée pas d’emplois », a souligné M. Magnette.

Le MR et Les Engagés étaient dans le viseur des socialistes. « Les ingénieurs se sont avérés être des imposteurs et des amateurs », a affirmé la députée fédérale Ludivine Dedonder.