Autodidacte, Michel Cohuet jongle entre création de véhicules miniatures et peinture. Une passion née après être tombé malade.
Comment est venue l’idée de toutes vos créations ?
Michel Cohuet : « J’étais fonctionnaire, puis je suis tombé malade. Pour m’aider, j’ai fait de l’art-thérapie. Je me suis reconstruit grâce à la peinture. Je réalise aussi des véhicules miniatures. Autodidacte, j’ai mon atelier, à Baugé. J’aime faire des choses avec de la récupération. En moyenne, la réalisation d’un tableau me prend entre quinze et vingt heures. Et pour la fabrication d’un véhicule, je prends une quinzaine d’heures. »
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Comment réalisez-vous vos véhicules miniatures ?
« À l’exception des pneus, c’est à partir de récupération que je les fabrique. Tout est réalisé de mes mains. Je fais les plans, jusqu’à la peinture. Le montage me prend généralement une demi-journée. Cela reste du travail d’amateur. J’utilise du bois, de l’aluminium pour faire les carrosseries. Sinon, je prends du cuir, des bijoux, des fils électriques, tout ce qui peut me servir. Je suis un peu bidouilleur. Les portes s’ouvrent, et il est possible de voir le moteur, en soulevant le capot. »
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Que présentez-vous dans cette exposition ?
« J’expose mon année de travail. Je montre vingt-deux tableaux et huit véhicules. Pour les tableaux, je réalise des portraits, des paysages. J’ai voulu faire ressortir les couleurs. On est dans une période sombre, avec des guerres, des dérives sombres. Dans mon esprit, je voulais opposer la couleur à l’obscurité. Je me suis également mis à faire un tableau avec des paillettes. Pour la réalisation de tableaux, il y a plusieurs couches de peinture acrylique. »
Contact : michel.cohuet@orange.fr Exposition visible jusqu’au 29 mai aux Petites écuries, rue de Bel air, à Sainte-Gemmes-sur-Loire.