Chaque année en France, les infections à papillomavirus humains (HPV) sont responsables de 7 130 nouveaux cas de cancer. Très fréquentes, elles sont transmissibles sexuellement, « même sans pénétration, explique Cathy Miech, sage-femme, infirmière et sexologue au CeGIDD (Centre gratuit d’information, de dépistage et de diagnostic des infections sexuellement transmissibles), basé rue Poincaré à Sarreguemines. Un contact entre deux muqueuses suffit. »
Au cours de leur vie, 80 % des personnes ayant une activité sexuelle seront contaminées par un virus HPV. « Dans 90 % des cas, il disparaîtra naturellement dans les deux ans. » Mais certains (il existe plus de 200 types) peuvent résister, évoluer en lésions précancéreuses ou en cancer du col de l’utérus, du vagin, de la vulve, de la gorge, de l’anus, du pénis, des testicules. Ils peuvent également occasionner des lésions bénignes, des verrues anogénitales (condylomes) « très contagieuses, poursuit Cathy Miech. Beaucoup de garçons viennent et présentent des condylomes très importants qui vont laisser des cicatrices ».
Ce contenu est bloqué car vous n’avez pas accepté les cookies et autres traceurs.
En cliquant sur « J’accepte », les cookies et autres traceurs seront déposés et vous pourrez visualiser les contenus (plus d’informations).
En cliquant sur « J’accepte tous les cookies », vous autorisez des dépôts de cookies et autres traceurs pour le stockage de vos données sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.
J’accepte
J’accepte tous les cookies
Jusqu’à 90 % des infections à HPV
La vaccination est préconisée par la Haute autorité de santé. Elle prévient jusqu’à 90 % des infections HPV à l’origine des cancers et est prise en charge à 65 % par l’Assurance maladie, le restant par la complémentaire santé. Elle peut être réalisée par un médecin, un pharmacien, une sage-femme, un centre de santé. « Il y a de très bons retours et peu d’effets secondaires, insiste Cathy Miech. On la recommande dans les consultations à l’hôpital-Robert-Pax, au centre de planification et d’éducation familiale (le jeudi de 12 h à 16 h, rue Poincaré à Sarreguemines et sur demande), au centre périnatal de proximité de Bitche et au CeGIDD , où l’on peut prescrire et vacciner sur place. »
La vaccination est conseillée aux filles et aux garçons dès 11 ans, jusqu’à 14 ans, « en deux doses, avant qu’ils aient le moindre contact sexuel, poursuit Cathy Miech. Un rattrapage vaccinal peut également être proposé de 15 à 26 ans en trois injections. Une nouveauté. »
Depuis 2023, le vaccin est proposé gratuitement dans les collèges aux élèves de 5e et 4e avec l’autorisation des parents. Malgré tout la couverture reste faible. En 2024, seulement 48 % des jeunes filles avaient reçu un schéma vaccinal complet et 24,5 % des jeunes garçons selon l’Institut national du cancer.
Ce contenu est bloqué car vous n’avez pas accepté les cookies et autres traceurs.
En cliquant sur « J’accepte », les cookies et autres traceurs seront déposés et vous pourrez visualiser les contenus (plus d’informations).
En cliquant sur « J’accepte tous les cookies », vous autorisez des dépôts de cookies et autres traceurs pour le stockage de vos données sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.
J’accepte
J’accepte tous les cookies
Le suivi régulier à partir de 25 ans
La vaccination ne protège pas contre tous les HPV. « À partir de 25 ans, quand on a une vie sexuelle, il est important pour les femmes d’être suivies régulièrement » et de réaliser des frottis pour repérer la présence du virus ou des cellules précancéreuses. « Chez les hommes, il n’y a pas de test de dépistage, précise Cathy Miech. Mais ils ne doivent pas hésiter à regarder s’ils sentent quelque chose et consulter en cas de lésion. Un médecin est également présent au centre et peut donner un avis. »
Les hommes représentent un tiers des cancers liés aux HPV. « Ils sont également vecteurs pour les femmes. D’où l’intérêt de la vaccination. »
Ce contenu est bloqué car vous n’avez pas accepté les cookies et autres traceurs.
En cliquant sur « J’accepte », les cookies et autres traceurs seront déposés et vous pourrez visualiser les contenus (plus d’informations).
En cliquant sur « J’accepte tous les cookies », vous autorisez des dépôts de cookies et autres traceurs pour le stockage de vos données sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.
J’accepte
J’accepte tous les cookies
L’an dernier, le CeGIDD a recensé 55 recommandations et vacciné 31 personnes. 19 depuis le début de l’année.