Bien sûr, il y a eu cette saison à Metz en Ligue 1, il y a deux ans, où il avait aussi été positionné comme ailier droit. « C’était différent. C’est comme si j’étais un deuxième latéral là-bas tellement on défendait. »
Mario Kohnen peut compter sur des renforts de choix et met la pression sur Genk : « Avec le budget et l’équipe qu’ils ont, ils doivent gagner les PO2 »Sa suspension ne l’a pas affecté
Au Mambourg, Kohnen l’a placé à cet endroit pour qu’il attaque et le choix du coach intérimaire porte ses fruits. Le soleil est réapparu pour son équipe et pour lui après avoir dû affronter la grisaille suite à son exclusion spectaculaire face au Club Bruges où son tacle sur Christos Tzolis avait marqué les esprits.
« Au départ de l’action, mon anticipation sur la trajectoire du ballon est mauvaise. Je me jette et lui vient vers moi. Tout s’est déroulé en une fraction de seconde. C’est vrai que j’avais le pied haut, mais je ne suis pas un méchant. D’ailleurs, c’était le premier carton rouge de ma carrière. »
Qu’importe, l’action fait le tour du Web et le tribunal des réseaux sociaux s’indigne. « C’est une mauvaise action de ma part, mais je parviens à lire les critiques. Ça ne m’atteint pas. J’ai traversé des choses dans ma vie qui ont eu bien plus d’impact. »
Être passé dans les divisions inférieures – il était à l’Olympic Charleroi il y a 5 ans – et être devenu pro à seulement 26 ans permet de relativiser. N’empêche, sa suspension de trois semaines a néanmoins eu des conséquences. C’est peut-être pour ça qu’il n’a pas fait partie de la liste de Vladimir Petkovic, la dernière avant la Coupe du monde.
« Je n’ai pas eu de retour. Je ne sais pas si c’est la raison mais je croyais y être », reconnaît-il sans toutefois avoir baissé les bras comme ses performances sur les terrains de Pro League le prouvent.
« Avec ce que je produis, je ne dois pas être loin. Je pense mériter d’aller au Mondial. La sélection sera connue aux alentours du 20 mai. Plus le jour approche, plus on y pense. C’est une motivation supplémentaire. »
Qu’il pourrait atteindre avec une fin d’exercice parfait. Lui en tout cas croit encore au gain des playoffs 2. « Nos dernières prestations nous ont rassurés. Nous avons retrouvé un état d’esprit collectif. Il y a eu un électrochoc comme quand Rik (De Mil) était parti. Mario a amené sa touche personnelle. »
Avec une approche différente d’Hans Cornelis, son prédécesseur. « Ce sont deux personnalités différentes. Mario est plus expressif. Il parle davantage alors qu’Hans était quelqu’un de plus réservé. »
Un avenir à Charleroi encore brouillon
Le matricule 22 peut en tout cas revenir à trois points de Genk ce samedi et relancer totalement la compétition. « Il ne faut pas se le cacher. C’est un match décisif. Si on gagne, ça va foutre le bazar partout. Le classement se resserrera et les équipes vont commencer à douter. Mais un nul ne suffira pas », prévient-il.
guillement
Si on gagne, ça va foutre le bazar partout.
Gagner les playoffs 2 lui donnerait-il envie de signer définitivement à Charleroi, lui qui est actuellement prêté par Metz avec une option d’achat ? « Je n’ai aucune idée par rapport à ça. On en discutera sans doute dans les prochaines semaines. Si je dois choisir entre les deux, c’est sûr que je préférerais rester. Je me sens mieux ici qu’à Metz, d’autant plus que là-bas, il y a une descente en Ligue 2 compliquée à vivre. »
En attendant de trancher sur son avenir, Van Den Kerkhof ne doit penser qu’au présent. Pour espérer vivre dans les prochaines semaines une aventure au Mondial qui serait incroyable au vu d’une trajectoire si particulière.