Au-delà de la modernisation, c’est donc un véritable saut qualitatif qui se dessine pour les patients, avec une volonté claire de limiter au maximum les déplacements vers le continent. « Dans certains cas, cela peut encore arriver, mais nous sommes en train de développer ce que l’on appelle le surfacing avec la technique d’asservissement respiratoire, pour tout ce qui concerne le traitement des cancers du sein gauche », explique le Dr Acquaviva. « Nous développons aussi la radiothérapie stéréotaxique qui est une technique de radiothérapie où on va pouvoir cibler de toutes petites lésions avec des doses très importantes par séance et d’épargner les tissus autour de la tumeur. Aujourd’hui, pour qu’ils puissent recevoir ce type de traitement de façon optimale nous devons adresser nos patients à nos confrères du continent. À horizon 2027, nous pourrons développer cela ici, le temps de développer cette technique et de prendre en charge le patient dans sa globalité. Au final de moins en moins de cas nécessiteront de partir sur le continent ».
 
En parallèle, l’installation d’un TEP scan, ô combien attendu, devrait prochainement venir encore renforcer l’offre de soins et affiner les diagnostics. Si bien que si aujourd’hui, le service de radiothérapie du centre hospitalier d’Ajaccio prend en charge environ 450 patients par an, ce chiffre est appelé à augmenter de façon significative dans les années à venir. Une évolution qui s’inscrit dans une réalité plus large puisque ce sont désormais près de 2 000 nouveaux cas de cancer sont diagnostiqués chaque année en Corse. Un nombre en progression constante ces dernières années.