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En cette période de recrudescence des infections respiratoires de fin de saison, ou ce que l’on appelle, communément, les queues d’épidémies saisonnières, il importe d’attirer l’attention sur certains risques véhiculés par ces épisodes infectieux.
En effet, en plus des « désagréments communs » occasionnés, et qui s’estompent plus ou moins rapidement, les maladies respiratoires laissent parfois des conséquences invisibles, mais profondes.
De nouvelles recherches mettent en lumière l’existence d’un lien inquiétant entre les épisodes infectieux, notamment ceux d’une certaine intensité, et le développement de pathologies cancérologiques, à long terme. Ce qui souligne que l’impact d’un virus sur le corps humain dépasse largement la maladie simple ou sa période de convalescence.
Une récente étude révèle, en effet, qu’une infection respiratoire grave multiplie de 24% le risque de développer un cancer du poumon.
Comment, et par quel mécanisme, ces infections et l’inflammation qu’elles occasionnent, avec leur sillage de modifications de nos cellules immunitaires peuvent transformer nos voies respiratoires en terrain favorable au développement de tumeurs ? Et comment la prévention demeure notre premier rempart ?
La réalité du sur-risque lié à la gravité des infections respiratoires :
Les données recueillies lors d’Une récente et vaste étude effectuée à l’université de Virginie, explorant le lien entre infection respiratoire et cancer, a permis de faire ressortir des données révélant que les conséquences d’une hospitalisation bouleversent indiscutablement, et durablement, notre équilibre biologique. Le sur-risque, inattendu, mis en évidence, concerne une grande partie de la population mondiale, poussant à revoir, totalement, notre approche de la prévention et du suivi médical dans les suites des épisodes infectieux.
L’analyse approfondie des données révélées par cette étude montre qu’une hospitalisation pour des pathologies comme la grippe ou la pneumonie augmente le risque global de développer un cancer pulmonaire de 24 %.
Ce taux assez impressionnant démontre que le risque de cancer du poumon après un Covid grave devrait constituer une préoccupation clinique majeure.
A noter, par ailleurs, que, une fois n’est pas coutume, le tabagisme n’est pas incriminé dans le phénomène. Fumeurs et non-fumeurs sont pareillement concernés par cette menace, ainsi, d’ailleurs, que les patients ne présentant aucune comorbidité ou maladies chronique associée préalable.
Ce sur-risque demeure, toutefois, exclusivement lié aux cas d’infections graves, ayant entraîné des dommages organiques importants. Les formes légères ne présentent pas cette dynamique néfaste et induisent, même parfois, une légère stimulation immunitaire protectrice.
Comment est détournée notre immunité au profit des tumeurs ?
Le mécanisme de ce phénomène de sur-risque passe par une « reprogrammation » pathologique de nos défenses immunitaires naturelles.
En effet, il s’avère, selon les auteurs de cette recherche de l’Université de Virginie, que l’impact d’une grippe sévère sur le système immunitaire du poumon transforme nos cellules responsables de la lutte antimicrobienne, les globules blancs de type neutrophiles, en véritables boucliers en faveur des cellules cancéreuses. « Ces neutrophiles s’érigeant en bouclier empêchant les autres défenses immunitaires d’opérer« .
Cette situation se rend responsable d’une inflammation qui va persister, même des mois, après la guérison clinique de l’épisode infectieux initial. Les voies respiratoires vont conserver une « cicatrice inflammatoire » chronique.
La constitution de ce terrain altéré facilite l’installation et la prolifération des anomalies, pouvant établir un lien direct entre inflammation pulmonaire chronique et processus tumoraux.
Prévenir pour mieux se protéger
Face à ce risque grandissant, et face à ce phénomène dont les fins rouages demeurent encore flous, la prévention demeure le premier et principal rempart à la survenue de ces « complications de nature tumorale ». Et la prévention, encore une fois, passe inéluctablement par celle des infections initiales, c’est-à-dire par l’immunisation qui s’octroie un rôle préventif fondamental. La vaccination contre la grippe participe, en effet, activement à la prévention du cancer du poumon en limitant de façon significative la sévérité des épisodes infectieux initiaux.
Cette vaccination permet, en effet, d’éviter une grande majorité des cas nécessitant un passage en réanimation, et permet, ainsi, de préserver l’intégrité cellulaire pulmonaire.
A retenir, par conséquent, qu’une surveillance pulmonaire stricte, après une infection pulmonaire sévère, s’avère indispensable pour anticiper les complications. Il ne s’agit pas de dormir sur ses lauriers, une fois l’épisode infectieux dépassé, car après l’infection et la convalescence, il devient nécessaire de prendre des mesures assez importantes pour déceler, et prévenir certaines fâcheuses complications.
Au décours d’une détresse respiratoire aiguë, surtout si elle a nécessité une hospitalisation notamment en soins intensifs, il est primordial de se soumettre à un suivi par scanner régulier, similaire à celui prescrit aux grands fumeurs. Cette approche anticipative ouvre également la voie à des thérapies innovantes capables d’effacer cette mémoire inflammatoire dangereuse, et d’enrayer les processus qui pourraient en découler.
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