Les factures d’avocats représentent le premier poste de dépenses : « l’an passé, elles ont atteint le montant de 277 185 euros pour la commune, et de 25 480 euros pour la zone de police. »
940 dossiers ouverts
De quoi le contentieux judiciaire se compose-t-il ? Surtout de dossiers de défense, selon le bourgmestre. Dans plus de 75 % des cas, Charleroi doit faire face à des actions qui lui sont intentées devant les tribunaux. « L’objectif est de limiter le volume du contentieux notamment par la recherche d’accords à l’amiable, le recours à la médiation et la négociation, ou encore la formulation de contestations après analyse du dossier par les services compétents et/ou le département juridique. »
À ce jour, près de mille litiges sont en cours, 941 très exactement contre 930 en 2024. En 2025, la ville en a ouvert 139 nouveaux, dont 97 où elle est défenderesse. Le coût moyen est d’un peu plus de mille € par dossier pour la Ville (600 € pour la ZP).
Dix ans plus tôt en 2015, les honoraires d’avocats avaient dépassé les 700 000 euros hors zone de police (un record), soit une moyenne de 2 500 euros par jour ouvré.
Avant d’être transmis aux conseils désignés par Charleroi, les dossiers contentieux sont préparés par la cellule juridique de la ville. L’administration s’appuie sur ces experts pour rendre des avis, conseiller le collège avant des délibérations, plancher sur des projets de règlements ou de convention et intervenir en phase précontentieuse.