Une soirée sous haute tension. Le dernier épisode de la saison 6 des Traîtres, diffusé le samedi 25 avril sur M6, a été le théâtre d’une altercation musclée entre Cindy Poumeyrol et Fatou Guinea. Les deux candidates se sont encore une fois affrontées devant les autres personnalités de l’édition, médusées, au cours d’une nouvelle table ronde. Avant une escalade dans le prochain épisode proposé ce samedi 2 mai ?
Cette séquence souligne la difficulté pour les joueurs encore en lice de garder leur sang-froid à ce stade du jeu, où trahison et manipulation sont plus que jamais les maîtres-mots. Au-delà de cette querelle, Cindy Poumeyrol, révélée en 2019 dans Koh-Lanta sur TF1, vit cette expérience comme un véritable défi psychologique. Auprès de Télé-Loisirs, elle revient sur les coulisses de son aventure.
« Ça m’a clairement refroidie » : Cindy Poumeyrol (Les Traîtres 6) dévoile l’attitude de certaines personnalités lors du tournage
Télé-Loisirs : Qu’est-ce qui vous a motivé à participer à l’émission ?
Cindy Poumeyrol : Quand on m’a contactée pour participer, j’étais hyper flattée. Chaque saison, les castings sont très bons, hétérogènes. Je n’avais jamais pris le temps de regarder avant. J’ai regardé trois saisons d’affilée et c’est addictif. C’est l’un de mes programmes préférés car il pousse l’être humain dans ses limites.
Qu’ont pensé vos proches de votre participation ?
Ils étaient unanimes pour dire que c’était un jeu fait pour moi. Ils n’étaient pas surpris.
Vous jouez pour Les PrinSEINSes qui soutient la recherche contre le cancer du sein. Pourquoi ce choix ?
C’est une association de chez moi, à Dax (Landes) et la présidente, Isabelle, est une très bonne amie. Elle se bat comme une lionne malgré les récidives de la maladie. Je la trouve inspirante car elle aide les femmes à travers le sport. Par exemple, elles ont fait l’ascension du Mont-Blanc.
Isabelle a fait de sa vie, du moins le temps qui lui reste à vivre, une mission. Son combat me porte. Depuis que je fais de l’influence, je gagne très bien ma vie. Une fois qu’on est comblé avec une belle maison — je n’ai pas besoin de beaucoup plus —, il faut donner un sens à sa vie. Je me sers donc de ma visibilité pour mettre en lumière des causes qui me tiennent à cœur.
Comment avez-vous vécu cette aventure ?
Je me suis éclatée ! J’ai eu le cerveau en surchauffe, c’était excitant. Ça a aussi été très éprouvant car je prenais le jeu très à cœur. Je n’ai pas réussi à faire confiance aux autres, ce qui m’a empêchée de me rapprocher de certains joueurs. Je suis d’une nature joviale et ce jeu m’a fait énormément douter. J’étais donc solitaire.
Du moment où j’ai des soupçons sur quelqu’un, j’ai du mal à créer un lien malgré tout. Au début, j’avais confié les résultats de mon enquête à Jules qui a tout répété à Fatou. Pareil pour Emmanuel Petit qui s’est fait bannir et Major Mouvement m’a ri au nez. Ça m’a clairement refroidie pour le reste de l’aventure.
Cindy Poumeyrol évoque son plus grand regret durant le tournage des Traîtres
Comment expliquez-vous que vous soyez encore dans l’aventure ?
Je me bats beaucoup pour les amulettes et j’ai fait un peu de comédie. Pendant le tournage, j’ai changé de stratégie et j’ai présenté mes excuses à Fatou en lui affirmant que j’avais déraillé. J’ai aussi essayé de gagner la confiance des autres traîtres dont j’avais découvert l’identité pour me protéger.
J’aurais aimé faire ça dès le début, mais nous sommes constamment obligés d’adapter nos stratégies. Je rêvais d’être traître car c’est un rôle de composition, mais finalement, être un bon loyal est encore plus excitant car c’est plus dur. On doit manœuvrer avec les bannissements et jouer la comédie alors qu’on connaît les traîtres. Je trouve que j’ai bien joué.
Quel genre de traître auriez-vous été ?
Comme j’aime rire, j’aurais fait en sorte de créer des situations cocasses entre les loyaux pour me jouer d’eux.
Vous qui avez participé deux fois à Koh-Lanta, pensez-vous que Les Traîtres est une émission encore plus intense au niveau émotionnel ?
Dans Koh-Lanta, j’avais plus de maîtrise sur le jeu et sur mon rapport aux autres. J’avais plus de leadership pour amener les gens à voter comme moi. Ici, le fait d’être banni la nuit sans pouvoir se défendre ne te permet pas de maîtriser ton jeu. C’est très aléatoire.
Ce qui m’a marquée dans Les Traîtres, c’est la fatigue mentale. Quand je retournais dans ma chambre, j’avais l’impression que mon cerveau allait exploser. Je faisais des insomnies car je n’arrivais pas à arrêter de réfléchir. Je me réveillais la nuit pour prendre des notes. Je n’avais jamais vécu ça.
Quels sont vos regrets dans l’aventure ?
J’aurais dû prendre le jeu plus à la légère pour m’éclater davantage. La guerre que je menais contre Fatou m’en a empêchée.
Qu’avez-vous appris sur vous, sur vos capacités et vos limites, durant le tournage ?
Il ne faut jamais avoir de certitudes. Durant le jeu, j’ai été certaine que Major Mouvement était traître et me rendre compte que j’avais tort m’a fait halluciner. Ça remet les idées en place. Un peu d’humilité ne fait jamais de mal.
Seriez-vous prête à retenter votre chance lors d’une prochaine saison ?
Je dis oui directement car chaque saison est différente. Je pense que je jouerais encore mieux. J’espère simplement que je serai enfin traître. [Elle sourit.]