L’équipe a déterminé quelques designs de base pour ses sous-verres, mais son idée était surtout de permettre à chaque client de choisir une personnalisation réalisée à partir d’une machine à graver. « Nous avons pu acheter notre première machine grâce aux parts de marché, mais nous avons été rapidement dépassés par la demande et nous avons dû en acquérir une plus grande », sourient les jeunes entrepreneurs, qui vendent leurs produits à 3 et 5 €.

Aussi pour l’Horeca et les entreprises

Si Matthys, Mélia et Océane ont été submergés de commandes, c’est aussi parce qu’ils ont eu l’idée de s’adresser davantage aux entreprises, proposer du « BtoB », « ce qui est plutôt original pour une mini-entreprise », souligne Frédéric Maesmaker, coordinateur des mini-entreprises pour la Wapi et le Hainaut Centre. « Nous nous sommes demandé : « Qui a le plus besoin de sous-verres ? Les cafés ! » Nous avons proposé notre produit dans quelques établissements qui avaient un peu peur, dans un premier temps, d’investir et de se faire voler les dessous de verre, mais certains ont décidé de nous faire confiance », s’enthousiasme l’équipe.

Le café La Paix a fait confiance à WoodArts.Le café La Paix a fait confiance à WoodArts.Le café La Paix a fait confiance à WoodArts. ©Woodarts

Au total, quatrevingt dessous de verres ont été achetés par le café La Paix et le restaurant Dar Elsiam. Une entreprise a également passé commande pour offrir à ses fournisseurs ce dessous de verre « goodies » portant son logo. « Nous avons également beaucoup de commandes de particuliers. Certains nous laissent même beaucoup de la latitude pour choisir le design de leur personnalisation, ce qui nous prend aussi pas mal de temps », raconte Océane.

Une main d’oeuvre 100% étudiante

Car malgré toutes ces commandes, rien n’est automatisé chez Woodarts. Ces trois étudiants passent leurs week-ends, en se partageant leur machine, à graver les commandes avant de les vernir. Pour ce qui est de la découpe des planches en carré de 10 centimètres, ils peuvent compter sur la section menuiserie de leur école. « Nous avons convaincu la directrice que cette collaboration pourrait être bénéfique pour notre projet, ce qui n’était pas gagné. Nous la remercions beaucoup de nous avoir fait confiance », insistent les trois amis.

Matthys, Mélia, et Océane arriveront ce 13 mai en finale avec le sentiment d’avoir relevé ce défi de taille. « On voulait partir de Saint-Henri avec un bon souvenir et prouver aux personnes qui ont cru en nous qu’on peut leur rendre leurs parts. Aujourd’hui, pour 7 € investis, nous pouvons rétribuer environ 25 €. Nous sommes très reconnaissants envers toutes ces personnes qui nous ont portés », sourient les trois jeunes entrepreneurs.