Et si une partie du risque d’asthme se jouait avant même la naissance ? C’est ce que suggère une étude publiée dans la revue scientifique Cell, menée auprès de plusieurs centaines de mères et de leurs enfants. Les chercheurs se sont intéressés à une molécule appelée 12-HETE, présente dans le sang pendant la grossesse. Leur constat est frappant : lorsque cette molécule est absente ou indétectable chez la future mère, le risque d’asthme chez l’enfant augmente significativement.

Un risque d’asthme plus élevé dès la petite enfance

Concrètement, les résultats montrent que les enfants nés de mères ayant des niveaux très faibles de 12-HETE présentent un risque d’asthme jusqu’à 62 % plus élevé au cours de l’enfance. Mais ce n’est pas tout. Ces enfants semblent aussi plus exposés aux infections respiratoires précoces, comme les rhumes répétés dans les premières années de vie. Pourquoi ? Les scientifiques avancent une piste : cette molécule jouerait un rôle clé dans le développement du système immunitaire du bébé, notamment au niveau des poumons.

Le microbiote et l’immunité du bébé en jeu

L’étude montre également que le niveau de 12-HETE pendant la grossesse influence :

la composition du microbiote des voies respiratoires du nourrisson

et son profil immunitaire dès les premiers mois

Or, ces deux éléments sont…

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