F1 – GP de Miami : Kimi Antonelli décroche une 3e victoire de rang devant les McLaren de Norris et Piastri

Au-delà du fait que le Grand Prix risquait de devenir une course de speedboats, la loi locale impose l’interruption immédiate de tout événement en plein air dès qu’un orage est détecté dans un rayon de 13 km. La reprise est donnée 30 minutes après le dernier coup de foudre.

Les cerveaux du championnat ont eu le nez fin en avançant le Grand Prix de trois heures, pile au moment où Dame Nature se calmait. Au final, ce fut même mieux que prévu puisqu’aucun nuage n’a crevé pendant les 57 tours. Les éternels insatisfaits diront qu’un peu de pluie n’aurait pas fait de mal au spectacle mais en attendant, le Grand Prix de Miami, vitrine de la F1 façon Drive to Survive, n’a pas coulé.

Sur la bonne voie

Les 300 km d’action ont surtout permis de mettre en évidence les ajustements apportés à la réglementation technique pendant la trêve d’avril. Oui, on va clairement dans le bon sens. En Floride, on a vu des dépassements sensiblement moins artificiels que lors des trois Grands Prix précédents. Les pilotes échangeaient les positions d’avantage sur les zones de freinage qu’en pleine ligne droite, avec moins de différences de vitesses. Cependant, il reste encore beaucoup à faire et on ressent toujours cet effet « Mario Kart » qui hérisse les puristes.

L’autre bonne nouvelle du Grand Prix dans l’antre des Dolphins est que la hiérarchie s’est copieusement resserrée. En qualifications, quatre écuries différentes ont occupé le Top 4. Et en course, Kimi Antonelli a certes décroché une troisième victoire d’affilée mais ce fut loin d’être facile pour le jeune pilote italien. Lando Norris termine sur ses talons et Charles Leclerc a fait illusion en début de course. Max Verstappen aurait même pu avoir son mot à dire sans son spectaculaire 360 degrés lors du premier tour et une stratégie décalée qui l’a contraint à la survie en fin de course.

Non, Mercedes n’est pas prêt d’enterrer le championnat, tant la concurrence se montre à nouveau menaçante. Avec l’augure d’un billard à quatre bandes, quelque chose nous dit que les prochains GP seront délectables à suivre.