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Malgré le succès d’Ozempic, Wegovy et Mounjaro, ces médicaments antidiabétiques détournés pour maigrir, parfois de manière spectaculaire, Ashley Graham ne compte pas changer son apparence. Aujourd’hui âgée de 38 ans, la célèbre mannequin américaine « plus size » dénonce sans détour le retour en grâce de la maigreur sur les tapis rouges, dû notamment aux médicaments à base de sémaglutide.

Dans un entretien accordé au numéro spécial maternité de Marie Claire US, Ashley Graham estime « vraiment décourageant » ce retour en force des injonctions à la minceur dans les milieux de la mode et du divertissement. « Il y avait un mouvement qui prônait l’acceptation de son corps, la positivité, le droit pour chacun d’être qui il veut. Et maintenant, on observe un retour en arrière total, ce qui ressemble à une gifle pour les femmes qui avaient le sentiment d’avoir enfin une voix », a-t-elle déclaré.

Un recul du body positivisme, pas une disparition

Ce n’est pas la première fois qu’Ashley Graham prend ouvertement position pour l’inclusivité dans la mode. Figure centrale du body positivisme dans les années 2010, elle a été, en 2016, la première mannequin grande taille à faire la couverture du numéro spécial maillots de bain du magazine Sports Illustrated.

Prônant l’acceptation de soi dans conférences TED ou sur son compte Instagram, où elle partage des clichés d’elle après son accouchement ou de photos non retouchées où apparaît sa cellulite, Ashley Graham raconte à Marie Claire que l’arrivée sur le marché de médicaments analogues du GLP-1 a largement ralenti le mouvement body positive, sans pour autant l’arrêter. « C’est l’évolution des mentalités, et les analogues du GLP-1 sont typiques de cette époque, estime Ashley Graham. Je sais qu’il y a et qu’il y aura toujours des femmes considérées comme rondes. Ce médicament ne va pas faire disparaître toute une catégorie de femmes. »

Elle en veut pour exemple le nombre d’influenceuses et de créatrices de contenu grande taille qui connaissent aujourd’hui un succès croissant sur les réseaux sociaux. « Elles sont très différentes les unes des autres, que ce soit au niveau de leur taille, de leurs proportions, de leur apparence ou de leur capacité à créer un lien avec le public. Et pour moi, c’est ça le plus génial dans tout ça, ajoute-t-elle. Voir ces filles, qui ont grandi avec les réseaux sociaux dès leur plus jeune âge, arriver aujourd’hui et avoir une tribune pour dire à la jeune génération : “Soyez vous-même, soyez qui vous voulez être. Si vous avez de la cellulite, et alors ?” »

Ashley Graham compte d’ailleurs bien continuer à travailler. Elle vient de collaborer avec la marque JCPenney pour incarner une collection destinée aux femmes de grande taille. En octobre dernier, la campagne de la marque sur les réseaux sociaux, où Ashley Graham tenait le rôle principal, avait fait parler. Reprenant les codes d’une bande-annonce de film hollywoodien, elle dénonçait l’invisibilisation des femmes « plus size » dans l’industrie du divertissement.

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« Avez-vous déjà eu l’impression d’être invisible ? Parce que les femmes comme moi sont rarement choisies pour les rôles principaux », remarquait Ashley Graham, avant de poursuivre : « Dans un monde où 67 % des femmes portent des tailles 44 à 64… Seulement 6,7 % des personnages de films leur ressemblent. »

Mais Ashley Graham n’a pas l’intention de disparaître. « Pourquoi m’arrêterais-je maintenant et pourquoi me fâcherais-je contre le travail que j’ai accompli ? Je baisse la tête et je me concentre sur les femmes avec lesquelles nous avons construit cette communauté », conclut-elle auprès de Marie Claire.